Cher Journal


Hier soir, mémé est morte. Je l'ai entendu tousser longtemps la nuit dernière. J'ai tiré les couettes de mon lit au dessus de moi pour ne plus entendre ces râles qui déchirait la nuit. Mais rien n'y fit. Au fond de moi, je les entendais toujours. Je n'osais plus bouger. Je savais que cela ne servirais à rien. Le cancer du poumon, ça ne pardonne pas. Elle avait trop fumé. Elle disait que: "On a qu'une vie, autant en profiter.". Elle n'as pas pensé à ses proches. Elle n'a pas écouté ce que je lui disais. Et voila! Elle est morte.
Ce matin, tout le monde était en noir. Personne n'avait crié. Personne ne s'était parlé de cela. Mais tout le monde le savait. Tout le monde l'avait entendu.
Je me suis soudainement rendu compte que je n'avais pas beaucoup parlé avec elle. Je me suis rendu compte de tout ce dont elle ne m'avait pas parlé. De sa vie. De ses expériences. Et aussi qu'une personne qui meure, c'est une bibliothèque qui s'éteint.
Je ne suis pas allé au lycée aujourd'hui. Maman a apellé les pompes funèbres. Mémé est morte.


Je veux signaler que cet incident n'est pas vrai et que personne n'est mort dans la famille récement