Le temps ne me manque pas trop en ce moment. C'est plutôt l'air frais. A force de rester chez moi, je finis par me rabougrir le cerveau et les poumons.
Alors ce midi, je suis allé me balader. Je suis parti du côté du canal, d'abord parce que c'est le plus près, ensuite parce que j'aime l'atmosphère qui règne sur le chemin de halage.

Au bord du canal on y trouve le héron, si on a de la chance. Aujourd'hui, il y en avait deux en maraude. J'ai trouvé aussi des personnes qui promènent leur chien, trois pécheurs qui avaient l'air de ne rien prendre, un jogger égaré (d'habitude c'est le dimanche matin qu'on les croise) et un couple adultère en train de manger leur sandwich dans la voiture en se regardant dans les yeux. Pourtant il faisait si beau dehors !

Il y avait aussi un magrébin (je dis magrébin parce qu'il en avait le type et que je ne connais pas sa nationalité, mais il était peut-être français au fond !), un jeune d'une vingtaine d'années qui donnait du pain à une poignée de canards sauvages venus faire la pause sur le canal. Ca m'a étonné (agréablement), parce que d'habitude c'est plutôt les vieux qui donnent à manger aux animaux.

Entre deux écluses, le canal était en train de se vider. Le projet BlueLink est passé par là ; il s'agit de rendre ce bout de canal à la navigation. Alors il faut nettoyer. Et je peux vous dire qu'il y a du travail. Il ne restait plus que 50 cm d'eau pour recouvrir une vase grisatre. J'y ai aperçu, en vrac et dans le désordre, une brouette, deux vélos, trois caddies, une portière de voiture, une vingtaine de pneus, une tondeuse à gazon et un nombre incalculable de bouteilles, canettes et autres débris de la civilisation. Décidement, le français sera toujours le français :-(((

Hélas, le père Hulot à encore du boulot pour faire comprendre à tous ces imbéciles que nous ne sommes pas propriétaires de cette Terre, mais qu'elle nous a juste été prétée pour que la donnions ensuite à nos enfants.



Le héron, ça ne l'a pas arrêté : il a plongé son bec dans l'eau et l'a ressorti avec un poisson qu'il a englouti. Ouf ! Tout n'est pas foutu !