Cet après-midi, nous sommes allés au marché de Cajarc. Les trois hommes célibataires ont font leurs petites courses : les cabécous frais chez Mme Ortalo, les fraises de la région, les fruits et légumes frais en direct de chez le producteur, les saucisses de canard qu’on ne trouve qu’ici (hum !!! au barbecue, c’est extra).

Tous cela étant très fatiguant, nous avons dérivé vers le Président. Le Président (terme d’actualité !) est le nom de l’autre café (le premier, c’est chez Moulino sur la place du marché à Cajarc, petite ville de l’Aveyron, etc.… comme disait….) avec terrasse où on boit une bonne Leffe (bière belge !) à la pression en regardant les gens passer. J’imagine que ce bistrot doit son nom au président Pompidou, qui a habité à Cajarc.

Donc, à la terrasse du Président, en saison, passe le crieur public. A ne pas confondre avec le garde-champêtre. Le crieur public annonce les évènements, le temps qu’il fera ou le saint du jour. A Cajarc le crieur public fait partie du folklore local. Son apparition est synonyme de début de saison, de beau temps, de « prenez le temps de prendre le temps ».

Son discours commence toujours par un roulement de tambour, suivi d’un tonitruant « oyez, oyez ! ». Aujourd’hui on a eu à peu près le discours suivant (de mémoire) : « Ce soir n’oubliez pas le devoir conjugal. Demain n’oubliez pas le devoir électoral. L’avantage du devoir électoral, c’est qu’on a le choix. L’avantage du devoir conjugal, c’est qu’il rapproche. ».

Je vous laisse apprécier toute la philosophie de ces quelques phrases issues de la sagesse populaire et qui pourrait apprendre beaucoup à nos illustres énarques futur(e)s présidentiables.