Maman les petits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des ailes ?

Bonne question ! Mais ont-ils des rames aussi ? Car, dans notre cas, le bateau ne serait pas allé bien loin sans rames. Hé oui ! cette après-midi, c’était bateau ou plutôt, barque. Petite promenade bien tranquille sur le Lot. Des tours, des détours et des demi-tour, l’embarcation a glissé sur l’eau, tranquillement et sûrement.

C’était, au départ, une idée en l’air lancée par Mme T. Papa a sauté sur l’occasion en se rendant compte que la pelleteuse continuerait de creuser toute l’après-midi. Quand on a le choix entre le bruit et le calme, on préfère prendre le calme. Mais une petite surprise nous attendait avant de prendre la clé :
Nicole, une connaissance de papa, bavardait avec Mme T. Bien que lui se souvenait très bien d’elle, ce n’était pas son cas. Pas moyen de lui faire rappeler son nom, ou un moindre souvenir. Ainsi, pendant qu’Antonin et moi allions chercher les rames, les adultes ont bien ri de cette mésaventure qui la rendait mal-à-l’aise.

Avant de monter dans la barque, papa a une nouvelle mésaventure. Il glisse et SPLATCH, il tombe sur les fesses dans l’eau du Lot. Heureusement pour lui, nous ne nous étions pas encore détaché, et il a pu retourner dans l’embarcation sans avoir à barboter. Puis, c’est parti ! Nous nous détachons et commençons à voguer sur les eaux calmes du Lot. Le paternel, voulant se diriger vers le village, commence à ramer. Nous faisons quelques mètres, puis, je m’essaie. Quelques éclaboussures, tentatives et rires plus tard, j’arrive enfin à trouver un bon rythme.

Tout est différent vu d’en bas. Même l’église, que nous croisons tous les jours, est plus grande, plus majestueuse. Un oiseau nous survole, un poisson flotte à la surface de l’eau. Tout est calme, et serein. Malheureusement, toute les bonnes choses ont une fin, et c’est avec regret que nous allons rattacher la barque, avec quelques difficultés de manœuvres. En tout cas, ce fut une belle promenade, que nous pourrions réitérer, un autre jour peut-être.