Carnet de vie

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mardi 29 mai 2007

La vérité


Parfois je lis « La Croix » ! Ben oui, c’est un journal catho ! et alors ?

D’abord ils ne sont pas plus cons que les autres, ensuite il y a les mêmes rubriques que dans les autres canards, enfin je le reçois gratuitement.

Et puis, j’ai pas besoin de justifier mes lectures et, comme dirait Johnny, je suis ecclésiastique éclectique ;-)

Donc, dans La Croix, il y a une critique de « Les quatre mystères de la population française » de Hervé Le Bras. Je n’ai pas lu le livre, mais j’aime bien cette remise en cause des croyances démographiques bien établies dans l’inconscient des français.

Extrait de la critique : « Il est habituel de considérer que la France est un pays de vieux, menacé par la dénatalité, dont l’immigration augmente et dont les campagnes se dépeuplent . ». Ce brave monsieur Le Bras (directeur à EHESS tout de même !) démonte ces vieilles croyances une par une.

La période durant laquelle on reste en bonne santé s’allonge plus vite que la durée de vie ; à 60 soixante ans on n’est pas vieux, ça me rassure, j’ai encore un peu de bon temps à prendre. D’ailleurs, dans le même journal, j’apprend que Paul Newman a décidé de prendre sa retraite. Bon, il a quand même 82 ans et des yeux plus beaux que les miens (pour le reste…).

Dépeuplement des campagnes, exode rural,… que nenni, c’est le contraire qui se passe. D’ailleurs j’avais déjà évoqué le sujet dans le même sens sur un autre blog auquel je prête ma plume. Les campagnes se peuplent plus vite que les villes ! Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes.

Jusqu’à ce fameux indice de fécondité qui assurerait le remplacement des générations qui est mis à mal. Je veux bien le croire. Notre tribu y a contribué et c’est une des joies de notre vie.

La leçon de l’histoire : ne pas croire tout ce qui se raconte, toujours tout remettre en cause, y compris soi-même.

lundi 28 mai 2007

Mots d'elle

Parfois je prends les mots,
je les triture,
je les façonne,
je les modèle,
je les prends comme modèle,
je les écris comme mots d'elle.

Alors ils s'envolent à tire d'aile,
à tire d'elle..

pour rejoindre l'hirondelle et la tourterelle
dans l'immensité du ciel
où les étoiles étincellent.

dimanche 27 mai 2007

Geek

Ca, c'est mes deux geek(s) ! Une petite photo prise à leur insu cet après-midi. Y sont pas mignons ces deux-là, avec la lumière qui leur fait une auréole tels des dieux de la PS/de l'ordi ;-)



Wikipedia : Un geek (terme anglais se prononçant [gik] en API) est une personne passionnée par un sujet et y excelle (passionné : OK ; qui excelle : ça reste à prouver). À l'origine, en anglais le terme signifiait « fada » (c'est pas complètement faux : ils sont un peu fadas ces deux-là) , soit une variation argotique de « fou ». D'abord péjoratif ─ son homographe désigne un clown de carnaval (sûrement un peu !) ─ il est maintenant revendiqué par certaines personnes..

Sur un autre site : Ah le geek... C'est le terme gentil pour "informaticien de base". C'est le type qui peut passer 10h (ça, ça m'étonnerait ! en tous cas pas chez nous !) devant son PC sans se lasser, qui tente vainement (vraiment vainement !) de contaminer son entourage avec ses discussions incompréhensibles (moi je fais semblant de ne pas comprendre, ça m'arrange !) , qui ira sur le stand de microsoft dans un salon avec une ceinture de dynamite et qui fera tout sauter au son de "Linux vaincra YAHHHH". Le geek n'est pas méchant, loin de là. Il est juste différent. ...

Je confirme : ils ne sont pas méchants, juste différents. Ils sont dans un autre monde, binaire pour l'un, imaginaire pour l'autre.

Mais en tous cas, je suis content et fier de ce qu'ils savent faire quand ils se donnent un peu de mal. Dans un futur billet, je vous parlerai d'un autre blog et d'un livre...

Communication !

Aujourd'hui dimanche, j'ai pris le temps de lire le journal que nous ne prenons que le week-end. Un courriel publié dans la rubrique "Forum" a retenu mon attention. Et parce que je partage entièrement l'avis de ce lecteur, j'avais envie de publier son texte ici.

« La violence comme arme politique ? J'ai été choqué... »
J'ai été choqué par un article intitulé : « La violence comme arme politique ? » paru dans Nord éclair la semaine dernière. Cet article montre toute la difficulté rencontrée par la presse pour rendre compte des violences urbaines de manière objective. Le journaliste explique fort bien qu'il ne faut pas faire des jeunes violents une généralité, il rend compte des débats difficiles entre les jeunes manifestants eux-mêmes. Ce que je reproche c'est de ne rien dire sur le fond aux jeunes lecteurs. Je pense que nous n'avons plus le droit de mentir aux jeunes, nous ne sommes plus responsables dès que nous disons : « Ils sont jeunes, allez, ça leur passera ».

Respecter les jeunes, c'est leur dire, de la façon la plus claire qu'il soit, que brûler une poubelle, ça ne se fait pas. Se venger du résultat des urnes en brûlant des voitures, c'est absurde. Que de s'attaquer aux biens des autres, au travail des autres, c'est un délit. Ce n'est pas seulement lâche et minable, ça ne se fait pas et ça mérite réparation, justice. Les adultes ne savent plus parler aux jeunes. Quelle est la bonne attitude à tenir face à un enfant, face à un adolescent, et même face aux grands-parents ? L'âge est devenu une barrière pour communiquer. Faute de trouver la bonne attitude nous démissionnons.
La solution est pourtant simple. Le jeune (car il est ici question des jeunes), je ne le changerai pas et lui ne me changera pas. Par contre, si je change mon attitude à son égard, j'ai une chance, une petite chance qu'il change lui aussi d'attitude à mon égard. Et nous pouvons ainsi commencer à faire un bout de chemin ensemble.

Puisse cette campagne électorale nous avoir ouvert les yeux. L'agressivité, l'injure, la stigmatisation sont inefficaces. Les jeunes, les adultes et les vieux sont comme ils sont. Ils doivent apprendre à vivre ensemble sans se taper dessus !

Pour cela commençons par nous-mêmes ; changeons de comportement, arrêtons de mentir, de nous taire ou pire de démissionner en pensant que l'autorité on peut la déléguer à d'autres. La chaîne intergénérationnelle sera d'autant plus solide que chaque chaînon parlera aux autres et fera respecter la règle.

Jean-Marie TOULISSE, Cofondateur d'Âges Attitudes par courriel


Fin de citation.

J'aime les mots de ce lecteur, clairs, directs, limpides. Il nous parle des jeunes, des adultes (moi, nous ?) et des vieux. Pas de "seniors", "personnes agées", "xème âge", gnagnagna.... pas de "ado", "djeun", gnagnagna... il emploie les bons mots, les mots vrais. Tant il est vrai que les vieux et les jeunes sont un peu pareils. Ils ont besoin d'être écoutés, reconnus. Et les caprices des uns ressemblent tant aux caprices des autres qu'on pourrait penser que la vie est un cercle, la vieillesse tendant à nous ramener à notre point de départ.
Son discours aussi est clair, séduisant, réaliste, si emprunt de bon sens et de vérité. "Si je change mon attitude, j'ai une chance qu"il change la sienne".. Ce discours correspond pleinement à une attitude que j'essaie de tenir avec mes enfants (à ceux qui lisent : je n'y arrive pas forcément toujours !), mais ses propos sont assez proche de l'attitude quotidienne que j'essaie d'adopter.
Que les jeunes et les vieux qui sont dans ma "périphérie" me pardonnent de ne pas atteindre tous les jours mon objectif (les adultes aussi ont parfois des soucis) ; qu'ils retiennent juste que je les aime.

samedi 26 mai 2007

Délire en assiette


Hier, notre frère, en vacances, a décidé de faire la cuisine avec sa copine et voilà ce que ça a donné. Au premier coup d’œil un banal oeuf sur le plat frites, mais derrière ce met se cache en fait des pommes coupés, des rondelles d'abricots et du fromage blanc avec une légère touche de sucre. Tout le monde évidemment s'est pris au jeu et est tombé dans le panneau. En plus c'était très bon ;) .


lundi 21 mai 2007

Bonheurisateur (VI)

Heureux !
REGLE N°6 :
Le bonheur est humain.

Ce qui distinguera toujours l'homme de la machine, même dans des milliers d'années, c'est le bonheur. La machine, l'ordinateur, le robot remplaceront sûrement l'homme dans de plus en plus de domaines. Ils le surpasseront probablement un jour en beaucoup de points.

Mais il restera toujours trois choses que la machine n'aura jamais. Les trois choses qui constituent le bonheur : le rêve, le rire et la folie.

Si vous savez encore rire, si vous pouvez encore rêver, si vous avez toujours ce petit grain de folie, alors vous avez tout pour être heureux.

A suivre...

vendredi 18 mai 2007

Mon canard

En mars 2005, je mettais en ligne sur notre site Web quelques extraits d’un journal daté de 1938 sous la rubrique « Mon Canard ». Il s’agissait d’un vieux journal retrouvé dans une vieille valise après le décès de mon grand-père. Avant de le jeter, je l’avais lu avec un peu d’émotion. J’avais alors pensé que les informations relatées, d’un « autre temps », pouvaient constituer un éclairage sur cette époque pour les généalogistes. Cela fait partie de ce que j’aime à appeler la « périgénéalogie », ces éléments qui ne sont pas généalogiques, mais qui sont nécessaires à la compréhension des modes de vies, des coutumes, des réalités de nos ancêtres.

Bien que ces pages soient consultées, je n’avais jamais eu de retour. Un des articles de ce journal parlait de «l’Académie des Jeux floraux de Nice » et de son concours d’été. Il s’agit d’un concours de poésie et de théâtre ouvert à tous.

Les hasards d’Internet (ou la curiosité d’un généalogiste) m’ont apporté aujourd’hui un de ces mails qu’il fait toujours plaisir de recevoir. Voici ce que m’écrit entre autre Alain H. dans son mail :
[…]ma mère née Augusta M[…] vivait à l’Ile Maurice avant que cette dernière ne devienne la coqueluche des touristes[…] elle prenait part tous les ans à ce concours. Elle a gagné 6 ou 7 prix et j’en ai gardé un dont vous trouverez ci-joint la photo.
De pure souche française mon ancêtre paternel est arrivé à Maurice alors Isle de France en 1793 et celui de ma mère au début du 19e siècle[…]



C’est tout de même formidable qu’un de ces hasards mettent en relation la photo d’un prix conservée par un généalogiste, avec l’article du concours de la même année mis en ligne par un autre généalogiste !
70 ans après les faits, c’est ça la magie d’Internet !

mercredi 16 mai 2007

J+10

De mon troisième aller/retour sur Paris depuis l’incendie, je ramène de Thiais des photos de l’entrepôt, ou plutôt de ce qu’il en reste. Peut-être une façon d’exorciser ces images qui reviennent dans l’inconscient, souvent la nuit, sans que je puisse m’en débarrasser. Et j’imagine que je ne suis pas le seul.

aktuel


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Le PC de campagne est toujours aussi actif et tout le monde est prêt à redémarrer. La seule question importante aujourd’hui est la date de disponibilité d’un nouvel entrepôt.

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J’avais évoqué dans un précédent billet l’implication des chargés de clientèle au lendemain de l’incendie. En fait tout le monde a eu l’occasion de montrer ses capacités à rebondir au lendemain de cette tragédie (y compris F. et P. qui n'ont pas hésité un instant à rebondir sur la boite de chocolat !). Il faut tout de même souligner le travail de V. (chacun la reconnaîtra...). Elle est un peu parano (c’est pas moi qui le dit, mais elle !), alors ses petits pense-bêtes, ses mails conservés depuis la nuit des temps, ses post-it dans tous les coins, ses bibles, tout ça est parti en fumée. Le lundi matin, il ne lui restait quasiment rien. Sauf sa tête bien pleine et sa mémoire, moins volatile que celle d’un ordinateur. Elle a été une présence de chaque instant, discrète comme toujours, mais bien réelle et si efficace pour mettre en place un « QG » qui permette d’être opérationnel très rapidement.

Une perle, ça ne brûle pas !

lundi 14 mai 2007

La tour Perret


Quand j’étais tout petit, et même adolescent, je la trouvais moche. Elle était pour moi le symbole du tout béton tel qu’il se concevait dans les années 60 et je pensais que ce n’était pas à l’avantage d’une ville aussi belle qu’Amiens d’avoir une tour aussi laide dans son centre, juste en face de la gare.

Et puis, c’était aussi l’image d’un mauvais souvenir, puisque c’est là-haut que je me suis fait arraché une dent dans le cabinet d’un affreux tortionnaire alors que je n’étais qu’un enfant.

Avec l’âge on évolue…

Et un peu de chauvinisme ne fait pas de mal.

Alors cette tour, maintenant que je n’habite plus Amiens depuis des décennies, je la trouve plutôt élégante. Je l’ai (re)découverte en lisant un article dans une revue. Alors je vous la présente :

La tour Perret a été construite à partir de 1949 par l’architecte Auguste Perret. Elle est en béton, ce qui était révolutionnaire à l’époque, et elle fait partie des monuments historiques. A l’origine elle devait comporter une horloge, ce devait être une sorte de beffroi. Perret ne la verra pas construite entièrement puisqu’il décède en 1954.

Je savais depuis tout petit que c’était une tour très haute pour l’époque. Savoir confirmé par l’article en question, puisque c’était, avec ses 104 mètres, le plus haut gratte-ciel d’Europe. Preuve supplémentaire qu’Amiens on sait faire dans l’imposant : la cathédrale est en même temps la plus vaste de France, avec la nef la plus haute de France (si on exclut Beauvais qui est inachevée).

En 1959, la tour Perret est aménagée en appartements et en bureaux (dont celui du fameux dentiste, grr… !). En 2005, on y a ajouté un cube de verre de 6m de haut et on l’a illuminée, lui donnant ainsi un petit air de modernité qui lui va bien.

mercredi 9 mai 2007

Voyage en Mozambique

Avec tout ça ("tout ça quoi ?" , ben les histoires de nains, de Johnny, de "allumez le feu", de .... bref, passons !), donc : avec tout ça, on a oublié pas eu le temps de parler de ERRANCES.

Errances, c'était le spectacle mis au point par le conservatoire de Wasquehal. Deux représentations les 5 et 6 mai. Pendant que certains comptaient les bulletins et que d'autres se posaient les dernières questions, nous on regardait le spectacle. Un mélange de vidéo avec des diapos présentant des pensées et des images, de danses et de passages instrumentaux. Le tout nous emmenait dans un voyage autour du monde à la recherche du bonheur.

Au milieu de certains passages "bizarres" et de quelques longueurs, nous avons eu le droit à des interprétations magnifiques, dont une improvisation en direct au synthé.

Et puis surtout il y avait Mozambique, THE morceau de percussion que je vous présente ici. Tom est au xylo, à gauche toute et un peu (beaucoup) dans la pénombre, puis au djembé, toujours à gauche dans le groupe central. Le tout était placé sous la direction du maître : Gianni Sicchio -perruque noire - ;-)


(toujours filmé avec l'APN d'Antonin)

mardi 8 mai 2007

Drôle de début mai !


Le week-end, avec le pont, était réservé pour refaire la chambre d’Adrien. Quatre jours idéals pour détapisser, repeindre le plafond et les boiseries et finalement tapisser. Le sort en avait décidé autrement.

Dimanche soir, 20h., une mauvaise nouvelle, mais passons…
Dimanche soir, 21h., B. le patron d’une boite qui est mon plus gros client m’appelle. Il m’annonce que la société a brûlé. Entièrement et pas pour rire, plus d’entrepôt, plus de matériels, plus de bureaux, ni d’archives, plus rien.

L’incendie s’est déclaré vers 19h, probablement (à prouver) criminel. Les pompiers ont vite été sur les lieux, mais ils ont attendu l’eau pendant presque une heure. Ben oui, à Thiais, les bornes à incendie n’ont pas d’eau pour éviter que les « gens du voyage » (pour parler poliment) ne s’installent. Un conseil : n’habitez pas à Thiais : si votre maison brûle, vous êtes assurés d’y rester.

J’ai dit à B. que j’étais à sa disposition s’il avait besoin d’aide. Vers 22h, il me rappelle pour me demander de venir. La chambre d’Adrien restera en chantier le temps qu’il faudra….



d'après photo du journal "Le Parisien"
.

Je suis arrivé lundi vers 9h. Les premières personnes que j’ai vues, c’était les chargées de clientèle ; des femmes pour qui cette société représentait une part importante de leur vie et qui y sont (et que je connais) depuis près de 15 ans pour les plus anciennes. Elles étaient en état de choc. Il y avait une grande émotion, très perceptible. Des interrogations aussi sur l'avenir. Parfois l’informaticien se transforme en cellule psychologique, ça fait partie du métier. Il faut trouver les bons mots et ce n'est pas forcément simple.

Ensuite je suis allé voir B. et je suis entré dans l’entrepôt. Il y avait encore beaucoup de fumée et les pompiers étaient encore à l’œuvre (150 pompiers et 50 véhicules depuis la veille au soir !). C’était très impressionnant. Le bâtiment était détruit à 80%, des poutres énormes pliées sous la chaleur, la dalle en béton effondrée, les bacs en plastique des verres tellement fondus qu’ils en étaient méconnaissable,… Une toute petite partie n’a pas été touchée. C’est de là que nous tirerons (dans le noir, la suie et 3 cm d’eau) quelques PC encore intacts, bien que très noirs. Nous essayons de récupérer un maximum pour remettre en place un petit réseau de 5 postes dans des locaux prêtés par les voisins. Sous les décombres nous retrouvons le serveur. La façade en plastique a fondu sous la chaleur, mais en le démontant on trouve les disques en assez bon état pour tenter de les relire. Et ça marche ! Tout le monde pousse un soupir de soulagement. De ce côté là, il n’y a rien de perdu. Et quand on sait que l’informatique est maintenant omniprésent dans une société, c’est une bonne nouvelle.
Dans les locaux prêtés, la salle ressemble à un QG (de campagne ?) : des tables, quelques PC, un seul téléphone sur lequel on a fait transférer le numéro par FT. Les filles peuvent reprendre en main les dossiers en cours, assurer l’urgence, ne pas planter leurs clients, faire le maximum pour assurer.

Ceci n’est qu’une petite partie de ce qu’il a fallu faire pendant ces deux jours, entre les assurances, les experts, les pompiers, la police, les salariés à gérer et une multitude d’autres choses. Tout le monde a mis la main à la pâte.

Aujourd’hui, Mardi 8 mai, férié (en principe). Je viens de rentrer. Encore quelques documents urgents à faire pour les assurances. C’est presque la fin d’un week-end dont je me souviendrai longtemps (et pas à cause des élections).

Il reste, le meilleur sûrement, ce que j’ai vu ou entendu : la compréhension, le soutien et la sympathie de la plupart des clients de cette société ; l’implication des salariés de la société, chacun dans leur domaine, coup de chapeau ! ; la volonté de B. de remonter la société le plus vite possible (et c’est un travail énorme) et aussi sa volonté de ne pas laisser tomber les 120/150 salariés (ce qui aurait été le plus facile, mais tous les patrons ne sont pas des ….) ; la gentillesse des voisins qui ont tout de suite prêté une grande salle et un entrepôt, qui ont été là pour aider à remonter l’informatique, qui ont prêté leurs propres PC pour avoir des accès Internet ou pour relever les mails urgents. C'est dans ces occasions malheureuses qu'on voit la vraie solidarité. Tout cela fait chaud au cœur (sans jeu de mot) et permet d’oublier que les dégâts auraient été très faibles s’il y avait eu de l’eau aux bornes à incendie.

dimanche 6 mai 2007

30 ans... déjà !


Déjà 30 ans qu’il nous a quitté, qu’il est parti pour un monde imaginaire. Jacques Prévert est mon poète préféré et je ne me lasse pas de lire et relire « Paroles », « Histoires » ou « Imaginaires » dans lequel on retrouve une autre de ses passions : les collages.

Dans « Histoire », j’ai relu avec un plaisir certain « En sortant de l’école ». Tous ceux dont les enfants ont fréquenté un conservatoire ou une école de musique connaissent ce poème mis en musique et souvent interprété par les premières classes lors des concerts de fin d’année. Pour notre part, je crois bien que les quatre l’ont chanté au moins une fois. J’en ai encore l’air dans la tête.

Dans «Imaginaires », j’ai retrouvé ce mot de la main du poète, accompagnant une image dédicacée à Boris Vian, génial « inventeur » de cette phrase à double tranchant :
« Le blanc de ses ruses n’empêche pas le noir de fumer »
.

De circonstance, et tiré de « Histoire », je vous livre cette « Chanson du mois de mai » :
L’âne le roi et moi
Nous serons morts demain
L’âne de faim
Le roi d’ennui
Et moi d’amour

Un doigt de craie
Sur l’ardoise des jours
Trace nos noms
Et le vent dans les peupliers
Nous nomme
Ane Roi Homme

Soleil de Chiffon noir
Déjà nos noms sont effacés
Eau fraîche des Herbages
Sable des Sabliers
Rose du Rosier rouge
Chemin des Ecoliers

L’âne le roi et moi
Nous serons morts demain
L’âne de faim
Le roi d’ennui
Et moi d’amour
Au mois de mai

La vie est une cerise
La mort est un noyau
L’amour un cerisier.

Et pour finir, voici un de mes préférés, « Belle » :
Béni de Dieu, déni du diable
Incapable d'être coupable
Tu es belle
Indéniable.
Tu es belle comme la mer et la Terre
Avant la prolifération humaine.
Et pourtant tu es femme.
Tu es belle comme le vent qu'on ne peut voir
Belle comme le matin et le soir.
Tu es belle et tu n'es pas la seule
Tu es belle entre les belles, mais dans la ribambelle des belles, tu n'es pas l'étoile.
Tu es l'une d'elles
La mienne
Et pourtant tu ne m'appartiens pas
Mais tu es la seule île déserte où je pourrais vivre avec toi.

jeudi 3 mai 2007

Bonheurisateur (V)

Heureux !
REGLE N°5 :
Le bonheur tient à peu de chose.

Un geste tendre, une parole gentille, un sourire au passage, pour rien, pour le plaisir de sourire. Les signes sont faciles et tout le monde les connait. Ce qui est moins facile, c'est que ces signes soient naturels, instinctifs, irréfléchis.

Lorsque ce geste, cette parole, ce sourire viendront tout seul, lorsqu'ils seront en vous, lorsque vous arriverez à sourire intérieurement sans pensée particulière, alors vous ne serez plus loin du bonheur.

Lorsque cela sera votre ligne de vie, alors vous répandrez le bonheur autour de vous.

A suivre...

mercredi 2 mai 2007

Le Nord ramène sa fraise !


Bien que la production annuelle reste modeste – mille tonnes, soit 2% de la production nationale -, le Nord est une région productrice de fraise de qualité depuis le début du XXe siècle. Que ce soit entre Valenciennes et Maubeuge, autour de Douai ou à Verlinghem, près de Lille (capitale régionale de la fraise), 55 producteurs alimentent aujourd’hui le marché au cadran de Phalempin.

Parmi ces inconditionnels qui la ramène, on trouve Pascal Deconinck à Beuvry-la-Forêt. Ses cultures sont abritées par des serres à double paroi qui permettent de retenir la nuit la chaleur du jour, ce qui maintient une température constante de 26° sans aucune source de chaleur supplémentaire. Cela permet également d’étaler la production de fin avril avec la gariguette jusqu’à la Toussaint avec les variétés remontantes. L’autre particularité de Pascal, c’est la culture suspendue, qui présente l’énorme avantage de ne pas devoir se baisser pour la cueillette. Une cueillette qui est toujours entièrement réalisée à la main. Ce sont ainsi 45.000 plants qui donnent 40 tonnes de fraises par an.

La fraise, dans le Nord, c’est toujours l’occasion de fêtes (comme beaucoup d’autres raisons plus ou moins avouables !). Ainsi le 20 mai 2007, à Ecaillon, aura lieu la 11ème édition. Les élèves du lycée hôtelier livreront pour cette fête près de 200kg de tarte aux fraises, une braderie de près de 1000 exposants attirera les foules et on aura même droit à un concert gratuit du chanteur Dave (pour ceux qui ne connaissent pas, cherchez un peu ! indices : Davina, Swann).

Comme souvent dans le Nord, ce sera aussi l’occasion d’une sortie pour les Géants locaux. A la parade : Fraison (photo), Fraisette et Fraisinou.



Dans le même ordre d’idée, on ne manquera pas la 61ème édition de la fête de la fraise de Verlinghem (la plus ancienne) avec notamment une messe spéciale pour l’événement et un repas avec des desserts uniquement à base de fraises.