Week-end de la braderie !

THE braderie, celle de Lille.

Déjà hier soir, en revenant de Paris, je me suis tapé 3 kilomètres de bouchon au péage d’Arras, alors que d’habitude, il n’y pas un chat.

Mais c’est surtout un article de Nord Eclair qui m’a attiré vers ce sujet. Un article intitulé « La braderie, c’était mieux avant ? »

On y apprend que les « jérémiades » de nos contemporains sont complètement injustifiées.



A ceux qui disent « Il n’y a plus que des commerçants », Desrousseaux (l’auteur du P’tit Quinquin) apprendrait, s’il était encore des nôtres : « Sur des échoppes, des brouettes, des charrettes et sur le pavé sont exposés de vieux objets de toute nature, mais aussi grandes quantités de marchandises neuves, toutes choses d’ailleurs qu’on a vues ou qu’on pourra revoir sur des marchés de Lille ou ceux des environs. ». (in Mœurs populaires de la Flandre française – 1889)

Aux autres qui disent qu’on se marche sur les pieds, rappelons un article de 1957 : « Il était midi, rue Neuve, et l’on n’en voyait pas encore les bouts ni les côtés d’ailleurs… »

Aux derniers qui se plaignent des odeurs de merguez et de kebabs, évoquons les journaux de 1927 qui parlent de « kilomètres de saucisses ».

Alors finalement, la braderie de Lille, c’est la braderie de Lille. On aime ou on aime pas, mais celle d’aujourd’hui ressemble fort à celles d’hier.

Pour finir de mesurer l’immensité de cette manifestation, voici quelques chiffres :

- 10.000 : c’est le nombre d’exposants estimé. Estimé car la braderie de Lille c’est gratuit pour tous et, parfois, sauvage pour certains. Le tout s’étale sur plus de 100 kilomètres d’étals.
- 2 à 3 millions : c’est le nombre de visiteurs attendus chaque années.
- 500 : c’est le nombre de tonnes de déchets qui doivent être éliminés par les services propreté. La performance, c’est qu’ils font cela en un temps réduit : du dimanche minuit aux premières heures du lundi.
- 2 jours et 2 nuits : c’est la durée de cette immense fête, non-stop.