J’ai enfin réussi depuis quelques semaines à vaincre ma fainéantise et à me remettre à faire du sport régulièrement. Le dimanche, c’est vélo.

Mais ce matin, je n’ai pas eu de chance ; je suis tombé sur un marathon qui empruntait quasiment le même circuit que celui que j’avais choisi, mais en sens inverse.

Au début, j’ai bien essayé de naviguer entre les barrières, les policiers et le service d’ordre de la course. Mais j’ai fini par tomber sur cette course, et là, il a bien fallu s’arrêter.

En tête il y avait quatre noirs qui couraient vraiment vite. Le reste de la troupe était assez éparpillée, mais 1200 coureurs (d’après les brassards), ça fait une longueur assez impressionnante. La petite largeur de la route m’a obligé à les laisser passer patiemment. Pas loin de la tête de la course, il y avait des femmes. J’en croise parfois le dimanche à vélo, et certaines ont un rythme qui n’a rien à envier à ceux des hommes. Mais qu’ils soient hommes ou femmes, coureurs de club ou amateurs, je les admire tous de pouvoir courir pendant 40 km. Moi qui n’ai jamais pu faire plus de 25 km, et encore, en arrivant sur les genoux !

Le plus étonnant était cet handicapé qui faisait la course parmi les autres, mais en fauteuil roulant. Seul handicapé parmi les 1200 autres ! Certes il allait plus vite que certains, mais quel courage, quel volonté il lui faut sûrement pour (se) prouver qu’il peut faire la même chose que les autres ! Chapeau !

Quant tout ce beau monde eut fini de passer, j’ai redémarré. Il n’a pas fallu 500 mètres pour que je retrouve les quatre blacks qui étaient en train de manger la queue de la course, infatigables eux aussi.