En plein coeur de Lille, se cache Le Compostelle. Vestiges de l'hôtel Beaurepaire, ces murs édifiés sur les ruines d'un refuge des templiers datant du XIIIe siècle, datent de 1572. Ils se composent d'une façade à portique et d'un pan de mur avec une porte donnant sur un escalier à vis. La mystérieuse devise "Sans refaire" surmonte cette porte.

L'hôtel de Beaurepaire était un relais sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, ainsi qu'en atteste la coquille sur le mur et la scène où figure un pélerin.

Pendant la deuxième guerre mondiale, d'autres "pélerins" y ont défilé, puisqu'il aurait abrité une maison close.

Le bâtiment a été partiellement détruit par un incendie en 1964, puis restauré en 1971. Protégé par une façade de verre, il est aujourd'hui un restaurant, tout naturellement appelé "Le Compostelle".

C'est dans ce lieu que nous avons fêté dignement la cinquantaine approchante de votre serviteur. Approchante à grands pas puisque, à l'heure où j'écris, il ne reste qu'une dizaine d'heures avant de passer dans la deuxième moitié de ma vie (toujours optimiste !). Le repas était succulent, digne des meilleurs restaurants de cette métropole. Mais le plus étonnant, c'est la population majoritairement étrangère de ce restaurant (essentiellement anglaise). A croire que ce qui se dit sur le pouvoir d'achat des français est une réalité, hélas... Cela ne nous a pas empêché de déguster ce savoureux repas, accompagné d'une bouteille de Ménetou Salon rouge, vin que j'adore.

A la vôtre !