Derrière ce mur de bois et de papier se cachent des papiers et des mots.
Derrière ce mur de bois et de papier se cache mon bureau ; bureau de travail pendant la semaine et bureau de loisir le reste du temps.



L'équipement est là au service de la recherche. Il y a deux plans de travail, ce qui permet de bien étaler les arbres faits à la main sur le dos des sous-mains (c'est bien grand et très pratique).

Depuis quelques mois j'ai une généa-crise. C'est-à-dire une crise de généalogie aigüe, mais alors vraiment très grave !
Je me suis mis en tête de reprendre la branche LARANGE, branche materno-maternelle de nos rejetons. J'ai commencé à reprendre contact classiquement avec les cousins et corrspondants intéressés par les LARANGE de la région de Dunkerque, puisque notre homme a établi sa descendance dans ce coin depuis la fin du XVIIIe. J'ai bien fait quelques trouvailles, mais, très vite, l'envie de remuer son origine mayennaise m'a repris.

Nous savions qu'il s'était marié à Landivy une première fois avant de venir dans le Nord, mais pas grand-chose d'autre. Alors je me suis mis à creuser dans cette direction. Une inscription sur la liste du 53 et un énorme coup de chance m'a permis d'avoir une réponse à ma première question dès le lendemain (un grand merci à Annie). Alors tout s'est enchainé et depuis je suis déchainé ;-)


(très important : la carte pour suivre les déplacements de ces ancêtres)

Une mention sur un acte de décès m'intrigue : un cousin était présent, un simple cousin, même pas germain. Depuis je remue ciel et terre pour retrouver le lien entre ces deux hommes. Je trouve des familles qui bougent beaucoup car ils sont tous meuniers et allaient là où il y avait du travail. Cela ne me facilite pas la tâche, mais je ne désespère pas de trouver un jour.

Et puis, c'est passionnant de fouiller dans les registres de la Mayenne (qui sont tous en ligne). On trouve des baptèmes de cloche, des naissances de jumeaux et même de triplés, des assassinats, un père absent car il est aux galères. Parfois aussi des moments plus émouvants, comme cette femme qui a enfant le 9, celui-ci meurt le 10 et la femme le 11 : les trois actes sur la même page, ça remue. Parfois aussi des moments très tristes, comme cette fillette de 6 ans morte emportée par la fusée du moulin.

Souvent aussi des moments de joie, quand, après avoir fouillé partout, on trouve enfin l'acte recherché. Je continue à reconstituer en parallèle l'arbre de cet inconnu de cousin ; peut-être bientôt une jonction !