Vingt ans de bonheur ! Ma femme et moi avons connu vingt ans de bonheur jusqu’à ce jour fatidique où nous nous sommes rencontrés. Son premier regard m’a été fatal. Le destin m’était tombé dessus à draps raccourcis puis s’était glissé dans mont lit avec un air de ne pas y coucher. Ce jour là, c’était la fête au village. Nous nous étions déguisés pour le carnaval. Elle faisait la partie avant du cheval. Je faisais la partie arrière. Si seulement nous avions inversé les rôles, nous n’étions pas obligés de nous marier.


C’est le début du bouquin que j’ai acheté hier pour quelques dollars euros au bouquiniste dans la cour carrée de la vieille bourse.

Jean-Claude Duquesnoit que nous connaissons un peu est un farfelu. Enfin, quand je dis que nous le connaissons, C. le connaît puisque ce fut son chef. Educateur spécialisé comme elle. Je crois fermement qu’il s’était gourré de voie. Sa voie c’est plutôt la voix et les mots.

Quelques temps plus tard, il y a une vingtaine d’année, nous sommes « retombé » sur lui à « La Laiterie », restaurant « spécial bourg’ » de Lambersart où nous dînions en tête à tête. C’est C. qui l’a reconnu dans son frac à queue de pie avec son nœud pap’. Il faisait le chansonnier pour amuser le bourgeois, avec beaucoup de malice et d’humour.

Finalement, à force de triturer verbalement les mots, il a fini par trouver sa voie dans l’écriture. D’éducateur à saltimbanque, la route est longue. Il reste un inclassable.

Merci pour tes mots dits, l’ami.