De temps en temps, je regarde la télé. Je ne suis pas vraiment fan, mais les 10 dernières minutes du journal de J.P. PERNAULT à 13heures, ça me botte. D’abord il est picard, alors forcément, il ne peut pas être mauvais ;-) Et puis il parle d’autres choses que les autres, et ça, ça m’intéresse.

Ce midi, actualité oblige, la fin du journal c’était un sujet composé à partir des témoignages des derniers poilus. Paroles de poilus.

J’ ai eu l’immense chance de ne pas perdre de famille proche lors de cette grande guerre. Mes grand-parents étaient tout juste nés. La suivante n’a pas fait non plus de dégât (physique du moins), puisque mes grand-parents étaient trop âgés et mes parents tout jeunes. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir entendu (et écouté) leur témoignage sur cette connerie qu’est une guerre, sur la terreur quotidienne des bombardements, sur la fuite vers le sud, puis le retour, sur les descentes aux caves lorsque la sirène retentissait. Ce sont des mots qui marquent.

Le témoignage en question m’a fait venir une larme à l’œil, surtout les paroles du dernier qui a parlé (sûrement mis en fin de reportage volontairement) :

Nous on se figurait toujours que c’était la dernière. Que derrière, y’en aurait plus.
Puis vous voyez.
La dernière, quand est-ce qu’elle sera là, la dernière ?
C’est atroce les guerres !
Pourquoi ? Pourquoi ? Pour qui ?

(silence)

De me rappeler tout ça, ça me …
ça me fait drôle.

(long silence, puis avec un sourire)

Allez, parlons d’autre chose, va !

Merci à vous !