Après le baise-en-ville dans les années 80 et la banane (aussi appelée « chauffe-couille ») dans les années 90, Je crois que je vais adopter le sac Jules comme petit sac à main.



Pour ceux qui sont trop jeunes pour avoir connu ces objets d’anthologie, le baise-en-ville (que j’ai utilisé pendant quelques années) permettait aux hommes de fourrer toutes choses inutiles qu’on trimbale couramment avec soi : portefeuille (sans un sou dedans), carnet de chèque (qui ne sert à rien puisqu’on à une CB), photos des enfants (qu’on voit à longueur de journée !), cigarettes, briquet, clefs de voiture et mille autres objets.

Certaines hommes n’ayant pas assez de place dans le baise-en-ville, un mec ingénieux a jugé intéressant de fabriquer la banane qui avait l’avantage de se « ceinturer » en pendouillant comme le k-way de Dany. Je n’ai pas pratiqué cet objet aussi ridicule qu’inutile, mais j’en ai vu qui y trimballait leurs factures d’électricité, leurs relevés de banque depuis 10 ans et je me suis souvent demandé à quoi tout cela pouvait servir.

Aujourd’hui, quand je sors, je prends tout juste mon portefeuille avec les papiers de la voiture en cas de zèle de la maréchaussée, les clefs de maison (faut bien rentrer), c’est tout. Et si je pouvais faire moins, je serais bien content.



Il reste que ce sac Jules me plait bien. Il y a des moments où on voudrait être une femme pour avoir une bonne raison de promener ce bijou nonchalamment au bout du bras, histoire de faire passer le message.