La deuch a 60 ans.

Ce matin c’était le deuch rassemblement à Cysoing (59). En bons vieux post soixantuitard, nous n’avons pas pu résister au plaisir d’y aller.

Il y en avait de toutes les couleurs, de tous les âges ; dans leur jus, restaurées amoureusement, custumisées soigneusement, voire carrément transformées, les fières deuch s’exhibaient.



La deuch, c’est tout une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ; je dirais même les moins de quarante ans. C’était surtout une voiture solide, avec un moteur réduit à sa plus simple expression, que chacun pouvait bricoler ou entretenir seul avec un minimum de connaissances. Bref une voiture qui procurait plus de plaisir que d’emmerdements.



Et en cherchant un peu, on a même trouvé des « traction », des « dyane », des « ami 8 » et même une « ami 6 ». Et ça c’est aussi une époque, ou plutôt une montagne de souvenirs.



Je n’ai pas retrouvé de photo de notre deuch, mais j’ai retrouvé les photos de l’ami 6 qui est passée de main en main, venant du Lot (elle est encore immatriculée 46), passant chez B. dans la Somme, puis chez moi dans le Nord, pour finir sa vie chez les chtis avec près de 200.000 km au compteur et après des années de bons et loyaux services, de voyages dans toute la France et même jusqu’au détroit de Gibraltar en 76. On l’avait décoré à notre manière, pochette de Dick Rivers à l’avant, Gaston de chaque coté et Shtroumph à l’arrière. Ca reflétait bien notre art de vivre de l’époque et les gens se retournaient en souriant sur son passage.