Après-midi culturelle.

Tom et moi n’avons pas hésité à faire 250 km pour aller à l’exposition sur la pomme de terre et les Dottin à Villers-Bretonneux.

Villers-Bretonneux, c’est la terre de mes ancêtres du côté paternel. C’est là qu’est né mon arrière-grand-père, que je n’ai pas connu. Et, à ma grande honte, je n’avais jamais mis les pieds dans ce village, pourtant proche de ma ville natale, Amiens.

A la double occasion de l’année de la pomme de terre et des journées du patrimoine, Marie-France Gourdain, avec qui je corresponds depuis des années, organisait cette exposition où les thèmes s’entrecroisaient, se mêlaient comme les nœuds d’une généalogie.

L’histoire de la pomme de terre depuis la nuit des temps, mais à laquelle Villers-Bretonneux n’est pas étrangère, puisqu’un certain Dottin y fit les premiers essais de culture de cette tubercule, dix ans avant le sieur Parmentier.

Ledit Dottin étant maître des postes, l’occasion d’explorer les postes depuis l’édit de Lucheux (autre commune qui me parle puisque ma grand-mère y est née) était toute trouvée.

De fil en aiguille on en arrive à la généalogie des Dottin de Villers-Bretonneux. Et c’est l’occasion pour Marie-France de mettre en valeur le magnifique travail qu’elle a effectué, puisqu’elle a dépouillé pratiquement tous les BMS de Villers-Bretonneux et ceux de communes avoisinantes, comme Glisy, et qu’elle en a profité pour reconstituer les familles desdites communes. Ce travail colossal est synthétisé par la présentation de quelques arbres généalogiques (dont un de 7 mètres), qui restent limitatifs mais qui présentent les descendances des différentes branches Dottin de Villers-Bretonneux jusqu’à nos jours.

Elle a eu la bonne idée d’y ajouter quelques photos de personnes vivantes, descendants des Dottin.



J’ai ainsi pu voir ma trombine en bas d’un arbre. Cadeau bonux, j’ai également eu le plaisir de discuter avec deux cousins du lieu dont, hasard des hasards, les trombines étaient voisines de la mienne.



Ajoutons-y, pour faire bonne mesure, un plan des propriétés d’Herville (maintenant quartier de Villers-Bretonneux) datant de 1772, sur lequel je retrouve beaucoup de noms de mes ascendants.



Ajoutons aussi pour l’anecdote un inventaire après décès qui s’étale du 8 mai au 1er juin 1802, à raison de 6 heures par jour. C’est assez exceptionnel et ça donne la mesure de la fortune de ces gens.

Pour terminer, je garde par dessus tout ces plaisirs celui d’avoir fait la connaissance de Marie-France. Comme beaucoup dans notre hobby, elle travaille dans l’ombre, mais avec une efficacité redoutable. Qu'elle soit ici publiquement remerciée pour son travail.