Carnet de vie

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 22 mars 2007

SCHRRRRREEEEEEEIIIIIIII!!!!!!!!



Petit article pour parler d'un groupe appellé Tokio Hotel. Ce groupe n'est ni japonais ni anglais mais allemand. Cette langue que certain qualifie de rude et de laide, peut devenir mélodieuse dans certaines tournures.

Tokio Hotel est fondé en 2001 par deux jumeaux, Bill et Tom, ainsi que Gustav et Georges. Leur premier album "Schrei" (cri) sort en 2005 et fait un carton, surtout grâce à leur Label et à la Radio Le Mouv'. Leur deuxième album "Zimmer 483" (Chambre 483) est sorti en févrirer 2007.


Ces jeunes allemands remplissent les salles et ont un succès énorme malgré leur jeune âge et le look androgyne du chanteur. Voici donc le premier Single de Tokio Hotel.

mercredi 28 février 2007

La môme

Merveilleux film que nous sommes allés voir hier soir. Une interprétation fantastique et une réalisation à la hauteur.

Un film plein d'émotions qui a fait remonter des souvenirs d'enfance. Le tourne-disque bleu que l'on sortait le dimanche pour le mettre sur l'abattant du secrétaire qui était dans la salle à manger. Et les microsillons que l'on posait religieusement, que l'on essuyait avec la brosse (verte) toute douce. Le bras que l'on devait prendre avec précaution et poser délicatement au début du disque, sans le lacher brusquement pour ne pas rayer le précieux disque.

Piaf, c'est plein de chansons qui me reviennent en mémoire : "La vie en rose", "Mon manège", "Mon légionnaire", "Mon dieu" - l'une des plus poignante -, "L'homme à la moto", "Padam",...
Piaf, c'est aussi le souvenir de cette chanson qu'elle a chantée avec les Compagnons de la Chanson, "Les trois cloches" et que j'ai souvent entendue.
Piaf, c'est également, bien sûr, "Rien de rien", la chanson qui termine le film.

Un film qui m'a souvent mis la larme à l'oeil, et je ne suis pas le seul. Un film qui me laissera le souvenir de sa fin : la chanson finale chantée lors de son dernier Olympia, le générique sans musique, le silence impressionnant d'une salle émue et la lenteur des gens à sortir de cette émotion, leur lenteur à se lever pour sortir un peu comme si il ne fallait pas briser cet instant de communion avec la môme.

mardi 27 février 2007

La partie de tarot


Le tarot, je n’ai appris à y jouer que tardivement ; il a fallu attendre les années « étudiants » pour enfin connaître ce jeu de cartes qui est maintenant mon préféré.

Quand nous étions plus jeunes (enfants), mon frère et moi jouions à la manille avec mon père et ma mère. Ce jeu de carte peu connu ressemble un peu à la belote (en plus simple). Aujourd’hui, il est tombé dans les oubliettes des mémoires. Je me demande qui sait encore y jouer et qui y joue encore ?

Donc, le tarot est LE jeu de carte qui a meublé les soirées d’IUT. Il les a même tellement meublé que cela se terminait souvent aux alentours de 6h30 du matin après une nuit blanche passée à jouer aux cartes et à boire du café dans l’espace réduit d’une chambre d’étudiant.

Aujourd’hui, nous avons parfois le plaisir (de plus en plus rare) d’avoir nos quatre enfants ensemble, comme dimanche dernier. J’apprécie alors ce moment où, après le repas, nous faisons notre petite partie de tarot. Juste une dizaine de tours, à cinq parce qu’on ne se prend pas au sérieux et que c’est plus marrant à cinq. Le temps est suspendu. Les instants de bonheur inoubliables tiennent souvent à peu de chose.





dimanche 25 février 2007

La comtesse Berthe

Ca n’est qu’un vieux bouquin, vraiment très vieux. Comme diraient les enfants, c’est des vieilleries qui datent d’avant la guerre. Et en plus il n’est pas pas très esthétique ; la couverture a subi les outrages du temps et tombe un peu en morceaux. Et pourtant je l’aime ce bouquin. La bouillie de la Comtesse BERTHE est un livre d’Alexandre Dumas. Pas connu du tout (le livre, pas l’auteur). Comme il le dit lui-même dans la préface, c’est un conte pour enfant. L’histoire se passe en Allemagne à une époque si reculée qu’on en a oublié la date exacte ; c’est un véritable conte de fée, comme l’étaient en leur temps les plus connus Chaperon rouge ou Peau d’âne.

Mais ce n’est ni l’ancienneté du livre, ni l’histoire qui donnent à ce vieux bouquin sa valeur. Non, s’il m’est très cher, c’est à cause d’un petit papier collé à l’intérieur. Sur ce papier, il est écrit : « 5ème classe, CP 1ère année, Morel Henri 4ème ». Ce livre est sûrement l’un des derniers témoins de cette fin des années folles que mon père a vécu dans sa plus tendre enfance. Juste avant que, alors qu’il n’avait que six ans, n’éclate une nouvelle période de folie meurtrière entre les hommes. Une période qui pour lui dura de ses 7 ans à ses 13 ans et que j’imagine (et que je sais) très dure pour un enfant, surtout dans cette Picardie, terre inévitablement meurtrie à chaque guerre.

Dans mon cœur, plutôt que la clameur des bombes, je préfère garder la bonté de la Comtesse BERTHE.

lundi 19 février 2007

Le jocko

Hier, nous sommes allés à Montdidier. Et comme toujours, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé sur les murs de la salle à manger ces tableaux que j’aime. Ils ont un côté rassurant par leur pérennité.
Ces tableaux ont été donnés à mes parents par le peintre lui-même pour solder une dette – je ne sais pas quelle en était la nature, ni le montant -. Je les ai toujours connus depuis ma plus tendre enfance.

Il en est un surtout qui me tient particulièrement à cœur, c’est celui-ci.



D’abord il représente une scène du Maghreb, et c’est un endroit qui évoque quelque chose pour mon père qui y a passé quelques années en tant que militaire, lors de la guerre du Maroc. Il me racontait encore hier une de ces anecdotes à propos d’une tente telle que celle qui figure sur cette peinture et de l’accueil qu’il y a reçu de la part des autochtones. Ensuite ce tableau évoque pour moi mon enfance. J’ai toujours trouvé une similitude entre cette tente jaune, presque croustillante et le jocko. Le jocko, c’est le nom qu’on donne au pain de 400 g chez nous en Picardie. Et j’ai toujours trouvé que cette tente ressemblait à un pain avec ses pointes plus cuites aux endroits où le boulanger avait fait des entailles en cours de cuisson.

Ces « croûtes » ne valent sûrement pas une fortune, mais elles ont pour moi une valeur sentimentale inestimable.

dimanche 11 février 2007

Le héron au long cou...

Comme (presque !) tous les dimanches, je suis allé courir (un peu !). C'est pas que je sois un grand sportif, mais je ressens le besoin de faire un peu de sport. C'est un besoin presque vital, en tous cas nécessaire pour contrebalancer mon travail plutôt sédentaire. Alors je vais courir ou faire du vélo et je m'aère l'esprit.

Le long du canal, celui du plat pays où j'habite, j'ai vu le héron. Je dis LE héron, parce que j'ai l'impression que c'est toujours le même depuis des années, mais en fait je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que ce héron me rassure. Le fait de le voir là, près très loin de la métropole lilloise me laisse penser que notre bonne vieille planète n'est pas complètement pollué, que l'homme a peut-être encore une chance de la sauver.

Je ne sais pas combien de temps je courrai encore, mais j'espère que je croiserai toujours le héron.

samedi 3 février 2007

Cette voiture-là, mon vieux, elle est terrible !


Voyager1991 : Le troisième enfant est en route, et il faut changer de voiture. La vieille Mazda va céder la place à un beau Chrysler Voyager tout neuf. Ce jour-là, on a mis le pied dans l'espace des monospaces ; une autre conduite, un autre plaisir, de la place et de la modularité autant qu'on veut. Et peut-être un pressentiment, puisque le quatrième enfant arrivera 2 ans plus tard. Il a vu du pays, notre Voyager. 200.000 km au compteur plus tard, il était un peu hors de lui.

8062000 : C'est l'occasion qui fait le larron : un départ au Japon, un Peugeot 806 à vendre. Nous n'avons pas hésité. Décidement nous étions accro du monospace. Les petits n'étaient pas encore grands et on avait encore besoin de cet espace. Et puis il faut bien reconnaître qu'on s'y habitue, on y prend goût. Celui-là aussi en a vu du pays. Et surtout il a fait des kilomètres (340.000 !). Le 806 est fatigué. Et surtout moi, je suis fatigué, du chauffage trop léger quand il vraiment froid, surtout pour les trajets un peu longs, et aussi fatigué des petits détails qui commencent à clocher, bien que le moteur soit encore vaillant.

2007 : C'est décidé : on change ! Ce matin j'ai commandé. Sans pincement au coeur, nous avons abandonné le monospace pour le cabriolet. Un autre style de vie. Les petits deviennent grands, certains ont déjà pris leur envol (c'est pas trop tôt !) ou sont au bord du nid (pourvu qu'il ne tombent pas !). Ceux qui restent, on les casera - dans la voiture, pour le reste on verra plus tard - et surtout, nous, on se fait plaisir. Et le plaisir, c'est primordial en ces temps de morosité.

Alors je vous présente notre futur carosse :

307 CC

mardi 30 janvier 2007

Amitié !

14.03.2003
On ne se déclare pas arbitrairement et unilatéralement ami de quelqu'un.

[finalement j'ai jugé cette phrase tellement mauvaise que j'ai écrit rageusement en marge du cahier : 0/20, puis j'ai écrit autre chose.]

14.03.2003 (un peu plus tard)
L'amitié, c'est bien plus compliqué que ça. L'amitié exige d'avoir passé un certain nombre d'étapes pour se déclarer. L'amitié implique d'avoir beaucoup de choses en commun. L'amitié n'est pas un coup de foudre. L'amitié a besoin qu'on laisse le temps au temps, qu'on soit là quand il faut être là, mais aussi qu'on se fasse oublier quand c'est nécessaire. L'amitié a besoin d'humilité et de patience.

< 1 2