Carnet de vie

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mardi 25 mars 2008

Les plaisirs tout simples...

...que j'apprécie de plus en plus !


Chercher les oeufs dans le jardin


Apprendre à planter les échalotes
(la quarantaine mène à tout !)


Etre la plus belle pour aller danser


Boire l'apéro avec son frère


Couper le gigot, auréolés de lumière


Liquider un magnum de Bordeaux à trois
(Je vous en remets un p'tit verre ?)


Souffler les bougies de trois anniversaires en même temps


Construire un vaisseau StarWars en Légo avec son frère (ou sa soeur)
(Pendant que les autres font la vaisselle)


Manger les cornichons (maison) comme des bonbons
(je sais ! c'est des haricots verts, les cornichons je les ai déjà mis de côté)


Farfouiller dans les vieux livres de nos ancêtres

Le bonheur, quoi !
what else ... ?

jeudi 13 mars 2008

Sale gosse !

Je fais quelques recherches sur les causes de mortalité infantile au XVIIe pour écrire un livre. Au détour de ces recherches, je suis tombé sur cette information édifiante dont la source est sûre puisqu'il s'agit rien moins du journal du sieur Héroard, médecin de Henri IV, lequel Henri n'est autre que le père de l'enfant sale. Et cet enfant sale, c'est Louis le treizième du nom ; il est né le 27 septembre 1601.

"Le 11 novembre 1601 on lui a frotté la tête la première fois avec plaisir.
Le 17 novembre 1601 on lui a frotté le front et le visage avec du beurre frais et de l'huile d'amandes douces pour la crasse qui paraissait y vouloir venir.
Le 4 juillet 1602, il a été peigné pour la première fois, y prend plaisir et accomode sa tête selon les endroits qu'il lui démangeait.
Le 3 octobre 1606. On lui a lavé les jambes dans l'eau tiède... C'est la première fois.
Le 2 août 1608, baigné pour la première fois."

Le premier bain à sept ans ! Incroyable, non ?

Et encore, c'était un futur roi ; il a quand même eu droit à quelques égards.

Quand je pense que tant de jeunes mamans (qui sont de plus en plus âgées d'ailleurs) se prennent la tête au moindre cri, au moindre bobo, à la moindre égratignure, à la moindre petite main sale, ... !
Quand je pense que moi j'en ai un qui prend une douche plusieurs fois par jour. Il ne se rend pas compte de la chance qu'il a !!!

mardi 3 juillet 2007

Tokyo Hôtel ;-)

Mon hôtel (enfin, celui où je vais quand il n’y plus de place ailleurs), c’est le Novotel de Rungis.

Rungis, dans la tête des gens ordinaires, c’est le MIN. La ville dans la ville, un endroit où la vie commence à grouiller à minuit, où ça bosse dur sous les étoiles, où ça mange des entrecôtes de 400g à 4h du matin, où l’argent circule par paquet de billets et où les gens vivent vieux d’avoir bu beaucoup de bon vin ou bien meurent d’avoir trop bien vécus.

Rungis-ville, c’est autre chose. J’y suis passé ce soir pour la première fois. J’ai appris que c’est là que se trouvaient les serres et les pépinières de la ville de Paris. J’y ai vu des champs (oui, des vrais champs de blé) et un petit bois, l’un des dernier si près de Paris.

Mon Novotel n’est pas trop mal. Il peut pour le prix que ça coûte. Le restaurant de l’hôtel est très bon. Les serveurs y sont aussi agréables qu’attentifs aux désirs des clients. De nationalités différentes, ils nous servent avec chacun la chaleur de leur pays. L’africain, toujours le sourire aux lèvres, est un vrai soleil ambulant. L’asiatique s’enquiert toujours de votre confort et de la qualité de ce qu’il vous sert, comme si sa vie en dépendait.

Le client est aussi varié qu’amusant. D’abord, il y a le client seul (comme moi), qui n’a d’autre choix que de parler à son verre. C’est l’homme (parfois la femme) en déplacement qui travaille pendant la journée et mange seul avant de dormir seul. Ensuite il y a les groupes (de deux à x personnes). Là ça cause boulot (au début), politique (au milieu) et sexe (à la fin)… Ils refont le monde le temps d’un repas, puis retourne à leur train-train dès le lendemain. Il suffit de tendre l’oreille (je n’ai que ça à faire et ça m’amuse) pour connaître tous les secrets d’une entreprise (bonjour la discrétion !). Et puis il y les étrangers de passage, les touristes, espagnols, japonais, chinois,…

Ce soir, il y avait un couple de chinois, assez agés. Ils ont commencé au champagne ; le monsieur prenait des photos de tous les plats en rigolant avec un appareil plus petit qu’un paquet de cigarettes. Ils étaient heureux, je crois. C’est amusant de voir un touriste chinois photographier une entrecôte-frites. Les japonais sont plus exigeants. Ils ont énervé le serveur avec leurs manières de le traiter en larbin. Ca manque un peu de classe et c’est étonnant de la part de ces gens qu’on imagine plus cultivés, plus soucieux de savoir-vivre. Les espagnols, eux, sont exhubérants, vivants, sans soucis. L’hotel, c’est comme à la maison. Et ça parle haut et fort et si rapidement que mes deux années d’espagnol ne suffisent pas à comprendre ce qu’ils disent.

Je vais me coucher ! bonne nuit à tous !

dimanche 24 juin 2007

MOREL & Fils


Sur la place du Théâtre de Lille se trouve ce magnifique monument, appelé « Rang du Beauregard », élevé en 1687. Simon Vollant, bien connu des lillois, en est l’architecte. Le bâtiment avait été construit à l’origine en 1425, sous Philippe le Bon. En fait ce n’était pas un batiment, mais un ensemble de maisons, toutes identiques et hautes de quinze mètres. L’ensemble fut détruit sur les ordre du maréchal d’Humières à la fin du XVIIe siècle.


Aujourd’hui, le promeneur qui s’attarde y trouve des curiosités. En 2004, Lille est capitale de la culture. En nous promenant à l’occasion de la sortie des géants, nos yeux étonnés aperçurent des femmes aux fenêtres !

Si vous levez les yeux encore un peu plus haut, vous apercevrez des boulets de canons. Ce ne sont pas les vrais boulets, jaillis des canons d’Albert de Saxe qui assiégea la ville en 1792, mais des boulets factices, ajoutés par la suite par les habitants des lieux pour matérialiser la résistance des Lillois aux Autrichiens.


Partie intégrante de ce bâtiment, Morel & Fils est une maison fondée en 1813 par Joseph Morel, à l’enseigne du « Moulin d’or ». C’était au départ une bonneterie. Celle-ci s’est transmise de père en fils pendant 7 générations, avec la particularité que les propriétaires se sont toujours prénommés Joseph. Aujourd’hui Bernard est l’exception, le dernier de la lignée, qui a tout de même continué dans la bonneterie et le collant jusqu’au début du XXIe siècle.


Bernard Morel s’est ensuite essayé à la bouquinerie. La façade était toujours la même et la déco évoquait le passé de la maison. Le succès ne fut pas au rendez-vous. Bernard se recycle alors et transforme une nouvelle fois la maison en bar cette fois. La déco à toujours des relents de bonneterie, mais c’est aujourd’hui un bar très connu et fréquenté.

A l’extérieur, rien n’a changé. Il reste toujours le faux boulet de canon que Bernard Morel a facétieusement transformé en sein, clin d’œil au soutien-gorge qui a maintenant déserté les comptoirs. Cela n’amuse pas les responsables du tourisme, mais la devise de Bernard n’est-elle pas « Attention, ici on est chez les Morel, on est chez les rebelles ».


Pour finir sur le thème des Morel (les célèbres !), voici une photo prise il y a quelques jours à Roubaix. Bien sûr, il s’agit de l’acteur et humoriste, pas de mon frère né quelques années après lui !


PS à l’inconnu de passage : tous ces Morel célèbres n’ont rien à voir avec nous.

samedi 21 avril 2007

Le crieur public

Cet après-midi, nous sommes allés au marché de Cajarc. Les trois hommes célibataires ont font leurs petites courses : les cabécous frais chez Mme Ortalo, les fraises de la région, les fruits et légumes frais en direct de chez le producteur, les saucisses de canard qu’on ne trouve qu’ici (hum !!! au barbecue, c’est extra).

Tous cela étant très fatiguant, nous avons dérivé vers le Président. Le Président (terme d’actualité !) est le nom de l’autre café (le premier, c’est chez Moulino sur la place du marché à Cajarc, petite ville de l’Aveyron, etc.… comme disait….) avec terrasse où on boit une bonne Leffe (bière belge !) à la pression en regardant les gens passer. J’imagine que ce bistrot doit son nom au président Pompidou, qui a habité à Cajarc.

Donc, à la terrasse du Président, en saison, passe le crieur public. A ne pas confondre avec le garde-champêtre. Le crieur public annonce les évènements, le temps qu’il fera ou le saint du jour. A Cajarc le crieur public fait partie du folklore local. Son apparition est synonyme de début de saison, de beau temps, de « prenez le temps de prendre le temps ».

Son discours commence toujours par un roulement de tambour, suivi d’un tonitruant « oyez, oyez ! ». Aujourd’hui on a eu à peu près le discours suivant (de mémoire) : « Ce soir n’oubliez pas le devoir conjugal. Demain n’oubliez pas le devoir électoral. L’avantage du devoir électoral, c’est qu’on a le choix. L’avantage du devoir conjugal, c’est qu’il rapproche. ».

Je vous laisse apprécier toute la philosophie de ces quelques phrases issues de la sagesse populaire et qui pourrait apprendre beaucoup à nos illustres énarques futur(e)s présidentiables.