Carnet de vie

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vendredi 18 mai 2007

Mon canard

En mars 2005, je mettais en ligne sur notre site Web quelques extraits d’un journal daté de 1938 sous la rubrique « Mon Canard ». Il s’agissait d’un vieux journal retrouvé dans une vieille valise après le décès de mon grand-père. Avant de le jeter, je l’avais lu avec un peu d’émotion. J’avais alors pensé que les informations relatées, d’un « autre temps », pouvaient constituer un éclairage sur cette époque pour les généalogistes. Cela fait partie de ce que j’aime à appeler la « périgénéalogie », ces éléments qui ne sont pas généalogiques, mais qui sont nécessaires à la compréhension des modes de vies, des coutumes, des réalités de nos ancêtres.

Bien que ces pages soient consultées, je n’avais jamais eu de retour. Un des articles de ce journal parlait de «l’Académie des Jeux floraux de Nice » et de son concours d’été. Il s’agit d’un concours de poésie et de théâtre ouvert à tous.

Les hasards d’Internet (ou la curiosité d’un généalogiste) m’ont apporté aujourd’hui un de ces mails qu’il fait toujours plaisir de recevoir. Voici ce que m’écrit entre autre Alain H. dans son mail :
[…]ma mère née Augusta M[…] vivait à l’Ile Maurice avant que cette dernière ne devienne la coqueluche des touristes[…] elle prenait part tous les ans à ce concours. Elle a gagné 6 ou 7 prix et j’en ai gardé un dont vous trouverez ci-joint la photo.
De pure souche française mon ancêtre paternel est arrivé à Maurice alors Isle de France en 1793 et celui de ma mère au début du 19e siècle[…]



C’est tout de même formidable qu’un de ces hasards mettent en relation la photo d’un prix conservée par un généalogiste, avec l’article du concours de la même année mis en ligne par un autre généalogiste !
70 ans après les faits, c’est ça la magie d’Internet !

mercredi 16 mai 2007

J+10

De mon troisième aller/retour sur Paris depuis l’incendie, je ramène de Thiais des photos de l’entrepôt, ou plutôt de ce qu’il en reste. Peut-être une façon d’exorciser ces images qui reviennent dans l’inconscient, souvent la nuit, sans que je puisse m’en débarrasser. Et j’imagine que je ne suis pas le seul.

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Le PC de campagne est toujours aussi actif et tout le monde est prêt à redémarrer. La seule question importante aujourd’hui est la date de disponibilité d’un nouvel entrepôt.

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J’avais évoqué dans un précédent billet l’implication des chargés de clientèle au lendemain de l’incendie. En fait tout le monde a eu l’occasion de montrer ses capacités à rebondir au lendemain de cette tragédie (y compris F. et P. qui n'ont pas hésité un instant à rebondir sur la boite de chocolat !). Il faut tout de même souligner le travail de V. (chacun la reconnaîtra...). Elle est un peu parano (c’est pas moi qui le dit, mais elle !), alors ses petits pense-bêtes, ses mails conservés depuis la nuit des temps, ses post-it dans tous les coins, ses bibles, tout ça est parti en fumée. Le lundi matin, il ne lui restait quasiment rien. Sauf sa tête bien pleine et sa mémoire, moins volatile que celle d’un ordinateur. Elle a été une présence de chaque instant, discrète comme toujours, mais bien réelle et si efficace pour mettre en place un « QG » qui permette d’être opérationnel très rapidement.

Une perle, ça ne brûle pas !

lundi 14 mai 2007

La tour Perret


Quand j’étais tout petit, et même adolescent, je la trouvais moche. Elle était pour moi le symbole du tout béton tel qu’il se concevait dans les années 60 et je pensais que ce n’était pas à l’avantage d’une ville aussi belle qu’Amiens d’avoir une tour aussi laide dans son centre, juste en face de la gare.

Et puis, c’était aussi l’image d’un mauvais souvenir, puisque c’est là-haut que je me suis fait arraché une dent dans le cabinet d’un affreux tortionnaire alors que je n’étais qu’un enfant.

Avec l’âge on évolue…

Et un peu de chauvinisme ne fait pas de mal.

Alors cette tour, maintenant que je n’habite plus Amiens depuis des décennies, je la trouve plutôt élégante. Je l’ai (re)découverte en lisant un article dans une revue. Alors je vous la présente :

La tour Perret a été construite à partir de 1949 par l’architecte Auguste Perret. Elle est en béton, ce qui était révolutionnaire à l’époque, et elle fait partie des monuments historiques. A l’origine elle devait comporter une horloge, ce devait être une sorte de beffroi. Perret ne la verra pas construite entièrement puisqu’il décède en 1954.

Je savais depuis tout petit que c’était une tour très haute pour l’époque. Savoir confirmé par l’article en question, puisque c’était, avec ses 104 mètres, le plus haut gratte-ciel d’Europe. Preuve supplémentaire qu’Amiens on sait faire dans l’imposant : la cathédrale est en même temps la plus vaste de France, avec la nef la plus haute de France (si on exclut Beauvais qui est inachevée).

En 1959, la tour Perret est aménagée en appartements et en bureaux (dont celui du fameux dentiste, grr… !). En 2005, on y a ajouté un cube de verre de 6m de haut et on l’a illuminée, lui donnant ainsi un petit air de modernité qui lui va bien.

mercredi 9 mai 2007

Voyage en Mozambique

Avec tout ça ("tout ça quoi ?" , ben les histoires de nains, de Johnny, de "allumez le feu", de .... bref, passons !), donc : avec tout ça, on a oublié pas eu le temps de parler de ERRANCES.

Errances, c'était le spectacle mis au point par le conservatoire de Wasquehal. Deux représentations les 5 et 6 mai. Pendant que certains comptaient les bulletins et que d'autres se posaient les dernières questions, nous on regardait le spectacle. Un mélange de vidéo avec des diapos présentant des pensées et des images, de danses et de passages instrumentaux. Le tout nous emmenait dans un voyage autour du monde à la recherche du bonheur.

Au milieu de certains passages "bizarres" et de quelques longueurs, nous avons eu le droit à des interprétations magnifiques, dont une improvisation en direct au synthé.

Et puis surtout il y avait Mozambique, THE morceau de percussion que je vous présente ici. Tom est au xylo, à gauche toute et un peu (beaucoup) dans la pénombre, puis au djembé, toujours à gauche dans le groupe central. Le tout était placé sous la direction du maître : Gianni Sicchio -perruque noire - ;-)


(toujours filmé avec l'APN d'Antonin)

mardi 8 mai 2007

Drôle de début mai !


Le week-end, avec le pont, était réservé pour refaire la chambre d’Adrien. Quatre jours idéals pour détapisser, repeindre le plafond et les boiseries et finalement tapisser. Le sort en avait décidé autrement.

Dimanche soir, 20h., une mauvaise nouvelle, mais passons…
Dimanche soir, 21h., B. le patron d’une boite qui est mon plus gros client m’appelle. Il m’annonce que la société a brûlé. Entièrement et pas pour rire, plus d’entrepôt, plus de matériels, plus de bureaux, ni d’archives, plus rien.

L’incendie s’est déclaré vers 19h, probablement (à prouver) criminel. Les pompiers ont vite été sur les lieux, mais ils ont attendu l’eau pendant presque une heure. Ben oui, à Thiais, les bornes à incendie n’ont pas d’eau pour éviter que les « gens du voyage » (pour parler poliment) ne s’installent. Un conseil : n’habitez pas à Thiais : si votre maison brûle, vous êtes assurés d’y rester.

J’ai dit à B. que j’étais à sa disposition s’il avait besoin d’aide. Vers 22h, il me rappelle pour me demander de venir. La chambre d’Adrien restera en chantier le temps qu’il faudra….



d'après photo du journal "Le Parisien"
.

Je suis arrivé lundi vers 9h. Les premières personnes que j’ai vues, c’était les chargées de clientèle ; des femmes pour qui cette société représentait une part importante de leur vie et qui y sont (et que je connais) depuis près de 15 ans pour les plus anciennes. Elles étaient en état de choc. Il y avait une grande émotion, très perceptible. Des interrogations aussi sur l'avenir. Parfois l’informaticien se transforme en cellule psychologique, ça fait partie du métier. Il faut trouver les bons mots et ce n'est pas forcément simple.

Ensuite je suis allé voir B. et je suis entré dans l’entrepôt. Il y avait encore beaucoup de fumée et les pompiers étaient encore à l’œuvre (150 pompiers et 50 véhicules depuis la veille au soir !). C’était très impressionnant. Le bâtiment était détruit à 80%, des poutres énormes pliées sous la chaleur, la dalle en béton effondrée, les bacs en plastique des verres tellement fondus qu’ils en étaient méconnaissable,… Une toute petite partie n’a pas été touchée. C’est de là que nous tirerons (dans le noir, la suie et 3 cm d’eau) quelques PC encore intacts, bien que très noirs. Nous essayons de récupérer un maximum pour remettre en place un petit réseau de 5 postes dans des locaux prêtés par les voisins. Sous les décombres nous retrouvons le serveur. La façade en plastique a fondu sous la chaleur, mais en le démontant on trouve les disques en assez bon état pour tenter de les relire. Et ça marche ! Tout le monde pousse un soupir de soulagement. De ce côté là, il n’y a rien de perdu. Et quand on sait que l’informatique est maintenant omniprésent dans une société, c’est une bonne nouvelle.
Dans les locaux prêtés, la salle ressemble à un QG (de campagne ?) : des tables, quelques PC, un seul téléphone sur lequel on a fait transférer le numéro par FT. Les filles peuvent reprendre en main les dossiers en cours, assurer l’urgence, ne pas planter leurs clients, faire le maximum pour assurer.

Ceci n’est qu’une petite partie de ce qu’il a fallu faire pendant ces deux jours, entre les assurances, les experts, les pompiers, la police, les salariés à gérer et une multitude d’autres choses. Tout le monde a mis la main à la pâte.

Aujourd’hui, Mardi 8 mai, férié (en principe). Je viens de rentrer. Encore quelques documents urgents à faire pour les assurances. C’est presque la fin d’un week-end dont je me souviendrai longtemps (et pas à cause des élections).

Il reste, le meilleur sûrement, ce que j’ai vu ou entendu : la compréhension, le soutien et la sympathie de la plupart des clients de cette société ; l’implication des salariés de la société, chacun dans leur domaine, coup de chapeau ! ; la volonté de B. de remonter la société le plus vite possible (et c’est un travail énorme) et aussi sa volonté de ne pas laisser tomber les 120/150 salariés (ce qui aurait été le plus facile, mais tous les patrons ne sont pas des ….) ; la gentillesse des voisins qui ont tout de suite prêté une grande salle et un entrepôt, qui ont été là pour aider à remonter l’informatique, qui ont prêté leurs propres PC pour avoir des accès Internet ou pour relever les mails urgents. C'est dans ces occasions malheureuses qu'on voit la vraie solidarité. Tout cela fait chaud au cœur (sans jeu de mot) et permet d’oublier que les dégâts auraient été très faibles s’il y avait eu de l’eau aux bornes à incendie.

dimanche 6 mai 2007

30 ans... déjà !


Déjà 30 ans qu’il nous a quitté, qu’il est parti pour un monde imaginaire. Jacques Prévert est mon poète préféré et je ne me lasse pas de lire et relire « Paroles », « Histoires » ou « Imaginaires » dans lequel on retrouve une autre de ses passions : les collages.

Dans « Histoire », j’ai relu avec un plaisir certain « En sortant de l’école ». Tous ceux dont les enfants ont fréquenté un conservatoire ou une école de musique connaissent ce poème mis en musique et souvent interprété par les premières classes lors des concerts de fin d’année. Pour notre part, je crois bien que les quatre l’ont chanté au moins une fois. J’en ai encore l’air dans la tête.

Dans «Imaginaires », j’ai retrouvé ce mot de la main du poète, accompagnant une image dédicacée à Boris Vian, génial « inventeur » de cette phrase à double tranchant :
« Le blanc de ses ruses n’empêche pas le noir de fumer »
.

De circonstance, et tiré de « Histoire », je vous livre cette « Chanson du mois de mai » :
L’âne le roi et moi
Nous serons morts demain
L’âne de faim
Le roi d’ennui
Et moi d’amour

Un doigt de craie
Sur l’ardoise des jours
Trace nos noms
Et le vent dans les peupliers
Nous nomme
Ane Roi Homme

Soleil de Chiffon noir
Déjà nos noms sont effacés
Eau fraîche des Herbages
Sable des Sabliers
Rose du Rosier rouge
Chemin des Ecoliers

L’âne le roi et moi
Nous serons morts demain
L’âne de faim
Le roi d’ennui
Et moi d’amour
Au mois de mai

La vie est une cerise
La mort est un noyau
L’amour un cerisier.

Et pour finir, voici un de mes préférés, « Belle » :
Béni de Dieu, déni du diable
Incapable d'être coupable
Tu es belle
Indéniable.
Tu es belle comme la mer et la Terre
Avant la prolifération humaine.
Et pourtant tu es femme.
Tu es belle comme le vent qu'on ne peut voir
Belle comme le matin et le soir.
Tu es belle et tu n'es pas la seule
Tu es belle entre les belles, mais dans la ribambelle des belles, tu n'es pas l'étoile.
Tu es l'une d'elles
La mienne
Et pourtant tu ne m'appartiens pas
Mais tu es la seule île déserte où je pourrais vivre avec toi.

jeudi 3 mai 2007

Bonheurisateur (V)

Heureux !
REGLE N°5 :
Le bonheur tient à peu de chose.

Un geste tendre, une parole gentille, un sourire au passage, pour rien, pour le plaisir de sourire. Les signes sont faciles et tout le monde les connait. Ce qui est moins facile, c'est que ces signes soient naturels, instinctifs, irréfléchis.

Lorsque ce geste, cette parole, ce sourire viendront tout seul, lorsqu'ils seront en vous, lorsque vous arriverez à sourire intérieurement sans pensée particulière, alors vous ne serez plus loin du bonheur.

Lorsque cela sera votre ligne de vie, alors vous répandrez le bonheur autour de vous.

A suivre...

mercredi 2 mai 2007

Le Nord ramène sa fraise !


Bien que la production annuelle reste modeste – mille tonnes, soit 2% de la production nationale -, le Nord est une région productrice de fraise de qualité depuis le début du XXe siècle. Que ce soit entre Valenciennes et Maubeuge, autour de Douai ou à Verlinghem, près de Lille (capitale régionale de la fraise), 55 producteurs alimentent aujourd’hui le marché au cadran de Phalempin.

Parmi ces inconditionnels qui la ramène, on trouve Pascal Deconinck à Beuvry-la-Forêt. Ses cultures sont abritées par des serres à double paroi qui permettent de retenir la nuit la chaleur du jour, ce qui maintient une température constante de 26° sans aucune source de chaleur supplémentaire. Cela permet également d’étaler la production de fin avril avec la gariguette jusqu’à la Toussaint avec les variétés remontantes. L’autre particularité de Pascal, c’est la culture suspendue, qui présente l’énorme avantage de ne pas devoir se baisser pour la cueillette. Une cueillette qui est toujours entièrement réalisée à la main. Ce sont ainsi 45.000 plants qui donnent 40 tonnes de fraises par an.

La fraise, dans le Nord, c’est toujours l’occasion de fêtes (comme beaucoup d’autres raisons plus ou moins avouables !). Ainsi le 20 mai 2007, à Ecaillon, aura lieu la 11ème édition. Les élèves du lycée hôtelier livreront pour cette fête près de 200kg de tarte aux fraises, une braderie de près de 1000 exposants attirera les foules et on aura même droit à un concert gratuit du chanteur Dave (pour ceux qui ne connaissent pas, cherchez un peu ! indices : Davina, Swann).

Comme souvent dans le Nord, ce sera aussi l’occasion d’une sortie pour les Géants locaux. A la parade : Fraison (photo), Fraisette et Fraisinou.



Dans le même ordre d’idée, on ne manquera pas la 61ème édition de la fête de la fraise de Verlinghem (la plus ancienne) avec notamment une messe spéciale pour l’événement et un repas avec des desserts uniquement à base de fraises.

lundi 30 avril 2007

4 Voitures en 2 Jours 0_o


Ben voila , les vacances sont finies, de retour vers le pays natal (et la civilisation ). A Poitiers , poumpatatracchlam, la voiture décellère, hop , on passe la borne SOS à 30 km/h. Et puis on ralentit tout doucement pour arriver à 500 mètres de la borne SOS. C'est parti : téléphone, puis petit trotte jusqu'à la borne SOS , attente de 5min (temps record) pour être amené à un garage Renault (bête pour un Peugot 806). Puis taxi en 806 (nouveau modèle). Puis enfin arrivée à l'agence Europcar où l’assurance (Maaf) nous a réservé un Passat Break dernier modèle, intérieur style moderne. On rentre alors dans l'nord , on apprend alors que c'est la pompe à essence qui a lâché. Comble du comble : Le lendemain, rendez vous chez le concessionnaire où nous obtenons enfin notre nouvelle voiture.

On a aimé :
-La réaction de la Maaf
-L’intérieur de la passat :-°

On a pas aimé :
-l’abandon de l’échafaudage
-la panne à 400km de l’arrivée

mardi 24 avril 2007

Maman, les p'tits bateaux...

Maman les petits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des ailes ?

Bonne question ! Mais ont-ils des rames aussi ? Car, dans notre cas, le bateau ne serait pas allé bien loin sans rames. Hé oui ! cette après-midi, c’était bateau ou plutôt, barque. Petite promenade bien tranquille sur le Lot. Des tours, des détours et des demi-tour, l’embarcation a glissé sur l’eau, tranquillement et sûrement.

C’était, au départ, une idée en l’air lancée par Mme T. Papa a sauté sur l’occasion en se rendant compte que la pelleteuse continuerait de creuser toute l’après-midi. Quand on a le choix entre le bruit et le calme, on préfère prendre le calme. Mais une petite surprise nous attendait avant de prendre la clé :
Nicole, une connaissance de papa, bavardait avec Mme T. Bien que lui se souvenait très bien d’elle, ce n’était pas son cas. Pas moyen de lui faire rappeler son nom, ou un moindre souvenir. Ainsi, pendant qu’Antonin et moi allions chercher les rames, les adultes ont bien ri de cette mésaventure qui la rendait mal-à-l’aise.

Avant de monter dans la barque, papa a une nouvelle mésaventure. Il glisse et SPLATCH, il tombe sur les fesses dans l’eau du Lot. Heureusement pour lui, nous ne nous étions pas encore détaché, et il a pu retourner dans l’embarcation sans avoir à barboter. Puis, c’est parti ! Nous nous détachons et commençons à voguer sur les eaux calmes du Lot. Le paternel, voulant se diriger vers le village, commence à ramer. Nous faisons quelques mètres, puis, je m’essaie. Quelques éclaboussures, tentatives et rires plus tard, j’arrive enfin à trouver un bon rythme.

Tout est différent vu d’en bas. Même l’église, que nous croisons tous les jours, est plus grande, plus majestueuse. Un oiseau nous survole, un poisson flotte à la surface de l’eau. Tout est calme, et serein. Malheureusement, toute les bonnes choses ont une fin, et c’est avec regret que nous allons rattacher la barque, avec quelques difficultés de manœuvres. En tout cas, ce fut une belle promenade, que nous pourrions réitérer, un autre jour peut-être.

samedi 21 avril 2007

Le crieur public

Cet après-midi, nous sommes allés au marché de Cajarc. Les trois hommes célibataires ont font leurs petites courses : les cabécous frais chez Mme Ortalo, les fraises de la région, les fruits et légumes frais en direct de chez le producteur, les saucisses de canard qu’on ne trouve qu’ici (hum !!! au barbecue, c’est extra).

Tous cela étant très fatiguant, nous avons dérivé vers le Président. Le Président (terme d’actualité !) est le nom de l’autre café (le premier, c’est chez Moulino sur la place du marché à Cajarc, petite ville de l’Aveyron, etc.… comme disait….) avec terrasse où on boit une bonne Leffe (bière belge !) à la pression en regardant les gens passer. J’imagine que ce bistrot doit son nom au président Pompidou, qui a habité à Cajarc.

Donc, à la terrasse du Président, en saison, passe le crieur public. A ne pas confondre avec le garde-champêtre. Le crieur public annonce les évènements, le temps qu’il fera ou le saint du jour. A Cajarc le crieur public fait partie du folklore local. Son apparition est synonyme de début de saison, de beau temps, de « prenez le temps de prendre le temps ».

Son discours commence toujours par un roulement de tambour, suivi d’un tonitruant « oyez, oyez ! ». Aujourd’hui on a eu à peu près le discours suivant (de mémoire) : « Ce soir n’oubliez pas le devoir conjugal. Demain n’oubliez pas le devoir électoral. L’avantage du devoir électoral, c’est qu’on a le choix. L’avantage du devoir conjugal, c’est qu’il rapproche. ».

Je vous laisse apprécier toute la philosophie de ces quelques phrases issues de la sagesse populaire et qui pourrait apprendre beaucoup à nos illustres énarques futur(e)s présidentiables.

mercredi 18 avril 2007

H - 11

Dans 11 heures, une voiture pleine à ras bord partira pour ce village (Larnagol). 10 jours de vacances dans la maison aux volets bleus, avec nous l'espérons du soleil.

La voiture est prête et, comme à chaque fois, elle est pleine à craquer de ce que nous devons emmener. Ca sera son dernier voyage vers Larnagol. Dans la voiture, il y a un canapé, une armoire (démontée), deux fauteuils, un escabeau pour ne citer que les pièces encombrantes. Il faut y ajouter les sacs et la foultitude de bricoles qu'on emmène. Accessoirement il y a quelques personnes, coincées sur leur siège.

Vivement les oiseaux, les papillons, le calme du causse (et le bruit des débroussailleuses)...

dimanche 15 avril 2007

Paris Roubaix 2007



Comme promis les photos et la vidéo de Paris Roubaix comme si vous y êtiez.

Nous sommes partis vers 16h00, direction Gruson où on gare la voiture dans un petit coin pas trop connu. Et puis un quart d'heure de marche pour arriver à l'avant-avant-dernier secteur pavé, l'un des plus long. Au sac à dos : Tom, à l'appareil photo : Antonin, guide : Jean-Louis. Bien sûr nous êtions un peu en avance, mais on ne peut jamais prévoir l'avance ou le retard des coureurs. On en profite pour regarder le folklore ; les géants au détour des routes, les joueurs de vielle et leurs vieilles chansons, le papy et la mamie sur leur fauteuil de camping avec le parapluie en guise de parasol...

Puis c'est le passage du premier échappé (O'Graddy qui sera le vainqueur), suivi pas très loin de quelques autres, dont le fameux Boonen acclamé en son pays de Flandre. Une crevaison pratiquement sous nos yeux provoque un bouchon dans les voitures suiveuses, tandis qu'un coureur en profite pour se faufiler entre les spectateurs et les voitures, juste sous notre nez. Beaucoup de poussière car il n'a pas plu depuis longtemps, et les coureurs doivent faire le choix stratégique : les pavés et leurs vibrations ou les bordures où se cachent les cailloux accérés. Tout ce petit monde passe à vive allure (même à une allure de fou !). Il nous reste les bruits d'une ambiance unique au monde et les images d'une passion renouvelée tous les ans.

Les photos sont dans la galerie ci-contre. La vidéo est ici :


(filmée par Antonin avec son APN)

samedi 14 avril 2007

J-1

La 105ème édition de Paris-Roubaix, c'est demain.

Paris-Roubaix, c'est l'évènement mythique du cyclisme. Sûrement la course la plus dure. Mais aussi un évènement fabuleux en Flandre. On vient de tous les pays, souvent plusieurs jours avant, pour voir cette course. Hier, en revenant de Paris, il y avait des bouchons aux péages, des camping-cars qui remontaient ; c'était comme un départ en vacances, mais dans l'autre sens.

C'est aussi la course que les plus grands rêvent tous de remporter. Que les plus grands ont remportés. Louison Bobet en 1956. Eddy Merckx, après une chute, une chasse aux échappés et une victoire seul en tête. Et puis aussi Duclos-Lassalle en 1993 sous l'ovation du vélodrome de Roubaix.

Tous les ans, les Amis de Paris-Roubaix sont sur le pont pour entretenir bénévolement des kilomètres de secteurs pavés, pour nettoyer les bas-côtés, remplacer ou rejointoyer les pavés. Uniquement pour que vive cette course fantastique.

Rendez-vous dimanche, aux alentours du carrefour de l'arbre, forcément. Le secteur le plus prisé de la fin du parcours. Un secteur pavé en pleine campagne et, au carrefour, un café perdu dans la nature. Ce même café où, il y a des dizaines d'années les coureurs s'arrêtaient pour se requinquer. L'ambiance du Paris-Roubaix au bord d'une route pavée, c'est quelque chose qu'il faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie.

A suivre : reportage en photos dimanche.

mercredi 11 avril 2007

Pour qui votait-on ?

OK, je sais, ça fait plutôt blague-carambar ! Encore une vanne à deux balles comme diraient les jeunes (les miens en tous cas).

Mais, bon, c'est juste un hommage lointain à un de mes anciens collègues (mort à l'aube de sa retraite, hélas) qui nous en sortaient toujours des biens bonnes de son temps. Il commençait souvent ses phrases par "ceci dit - qui n'était pas marocain -...". Mais on s'éloigne. Revenons à nos moutons.

Je n'ai pas l'intention de parler de politique, ce n'est pas le but de ce blog. Je voulais juste évoquer deux trouvailles au sujet des élections.

Tout d'abord pour ceux qui ne savent pas encore pour qui ils vont voter. A ceux-là, je propose le VOTOMAT. C'est un nouveau système très simple : vous répondez à une série de questions (très sérieuses et d'actualité) le plus franchement possible et le brave appareil vous dit pour qui vous devez voter.

Pour les plus curieux, une autre façon de voter : le scrutin pondéré. Vous disposez d'un nombre de points positifs et négatifs à répartir entre les différents candidats. Ca n'est plus tout noir ou tout blanc et cela laisse des chances à tous. La preuve : avec plus de 700 votants, le deuxième est José Bové ! Pour voir tous les résultats, c'est par ici. et pour les plus curieux d'entre-vous, un petit détour chez WikiMachinChose vous apprendra qu'il s'agit d'un système très sérieux qui a déjà été mis en oeuvre.

Maintenant vous avez toutes les cartes en main pour prendre votre décision au sein (!) de l'isoloir.

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