Carnet de vie

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 9 avril 2007

Les chapeaux de Béa

En ce beau lundi ensoleillé, je voudrais partager un gros coup de coeur :
J'ai la chance de connaître une jeune femme très talentueuse. Elle fabrique des chapeaux. Ses modèles sont un bonheur pour les yeux. J'aime vraiment beaucoup ce qu'elle fait !
Certains d'entre vous auront l'occasion de voir certaines de ses créations puisqu'elle m'a fait un chapeau pour la cérémonie de mariage civile et elle a fait aussi de très jolies choses pour les demoiselles d'honneur ! Bientôt les photos mais je souhaite garder un peu la surprise !
Si vous êtes curieux, vous pouvez toujours aller voir ou .

samedi 7 avril 2007

L’colombe et l’fourmisse



Quand j’étais jeune, nous allions régulièrement à Lucheux, une commune située à l’extrême nord de la Picardie. C’est dans ce village qu’est née ma grand-mère paternelle, et nous y allions souvent chez nos petites cousines.
Là-bas, en ces temps-là (fin des années 60), c’était encore la campagne. Pas de salle de bains, on se lavait dans la bassine de la cuisine. Pas de toilettes, une cabane dans la cour, avec un trou surmonté d’une planche percée, essuyage avec le journal de la semaine passée. Pas de lave linge, on y faisait encore la lessive une fois par semaine dans la lessiveuse qui bouillait toute la journée sur la cuisinière à bois, en remuant le linge régulièrement avec un bâton.
Je ne vous parle pas du XVIIe ou du XIXe siècle ! C’était il y a à peine 40 ans. Personne ne s’en plaignait pourtant. Mais là n’est pas mon propos.
Un des souvenirs que j’en garde, c’est que dans ces endroits reculés d’une France immémoriale, on parlait encore un bon patois picard. J’avoue que je ne comprenais qu’une phrase sur deux, et quand on me questionnait, je répondais parfois au pif ! Mais ça sentait tellement bon le terroir, les racines ancestrales, que j’en ai toujours les accents inscrits dans la mémoire.

En souvenir de ces temps, voici un poème de Marie-Ange Merlier, rapporté par Guy Dubois dans « Commint qu’i dijot pépère ? »

L’colombe et l’fourmisse

« Donne chu qu’tas, j’té donn’rai chu qu’j’ai ! »
In nou temps, ch’est comme cha qu’in vit
In fait des écanges intr’amis :
Faut bien s’intr’aider… pas vrai ?
J’aime bin ch’l’histoire d’La Fontaine,
L’colombe et l’fourmi.
Chelle-chi, all’ s’étot noïée dins l’fontaine
Dù qu’ch’est qu’el colombe, qu’in li dit,
Qu’all’ buvot… All’ veïot l’pauv’ tiote bête
Qu’all allot périr,
Qu’all faijot d’z’efforts pour n’point mourir.
L’colombe, qu’all’l’arvette,
All’ i fait charité.
All’ i fait d’ un pont d’herbe comme eun’ jetée
Par dù que l’fourmisse s’agrippe et qu’all’s’ déquinpette…
V’là un bonhomme avec s’n’arbalète
Qui vot l’colombe… i s’dit « All’ s’ra pour min dîner ! »
L’fourmiche all’ i pique sin talon.
Pindant qu’i fait un bond,
L’colombe s’a involée.

Té vos qu’ches bêtes i sav’rent s’aider !
Pourquoi qu’nous z’autes qu’in érot moins d’bonté ?

Infographie : Antonin MOREL

vendredi 6 avril 2007

les t'chiots


On les appelle les t'chiots ou les jumeaux. Eux s'appellent Bonnie and Clyde, 32 ans à eux deux. Lui il est d'ici, elle est de nulle part. Sa famille, c'est la Dass, née en prison, foyers, famille d'accueil, la rue et pour ses 15 ans : 7 mois de préventive !
Lui, interdit de séjour dans son département, à 16 ans il est connu de tous les services de police.
Ils se sont rencontrés, reconnus et ensemble ils affrontent la vie, à deux comme des frères. Ils s'habillent pareils et marchent main dans la main ; pour le meilleur ou pour le pire ? L'avenir nous le dira.

jeudi 5 avril 2007

Inventaire à la Prévert...

Le temps ne me manque pas trop en ce moment. C'est plutôt l'air frais. A force de rester chez moi, je finis par me rabougrir le cerveau et les poumons.
Alors ce midi, je suis allé me balader. Je suis parti du côté du canal, d'abord parce que c'est le plus près, ensuite parce que j'aime l'atmosphère qui règne sur le chemin de halage.

Au bord du canal on y trouve le héron, si on a de la chance. Aujourd'hui, il y en avait deux en maraude. J'ai trouvé aussi des personnes qui promènent leur chien, trois pécheurs qui avaient l'air de ne rien prendre, un jogger égaré (d'habitude c'est le dimanche matin qu'on les croise) et un couple adultère en train de manger leur sandwich dans la voiture en se regardant dans les yeux. Pourtant il faisait si beau dehors !

Il y avait aussi un magrébin (je dis magrébin parce qu'il en avait le type et que je ne connais pas sa nationalité, mais il était peut-être français au fond !), un jeune d'une vingtaine d'années qui donnait du pain à une poignée de canards sauvages venus faire la pause sur le canal. Ca m'a étonné (agréablement), parce que d'habitude c'est plutôt les vieux qui donnent à manger aux animaux.

Entre deux écluses, le canal était en train de se vider. Le projet BlueLink est passé par là ; il s'agit de rendre ce bout de canal à la navigation. Alors il faut nettoyer. Et je peux vous dire qu'il y a du travail. Il ne restait plus que 50 cm d'eau pour recouvrir une vase grisatre. J'y ai aperçu, en vrac et dans le désordre, une brouette, deux vélos, trois caddies, une portière de voiture, une vingtaine de pneus, une tondeuse à gazon et un nombre incalculable de bouteilles, canettes et autres débris de la civilisation. Décidement, le français sera toujours le français :-(((

Hélas, le père Hulot à encore du boulot pour faire comprendre à tous ces imbéciles que nous ne sommes pas propriétaires de cette Terre, mais qu'elle nous a juste été prétée pour que la donnions ensuite à nos enfants.



Le héron, ça ne l'a pas arrêté : il a plongé son bec dans l'eau et l'a ressorti avec un poisson qu'il a englouti. Ouf ! Tout n'est pas foutu !

mardi 3 avril 2007

Concert... encore

Suite de l'histoire de notre week-end musical, puisque dimanche était aussi un jour musique. Le traditionnel concert de printemps de Wasquehal se tenait à 17h à la salle Gérard Philipe, située près de chez nous. Mais surtout la grande nouveauté de cette année, c'est que nous avons deux enfants au lieu d'un dans le "prestigieux" Ensemble Orchestral de Wasquehal. Enfin, quand je dis "enfants", il est vrai que Virginie y est depuis si longtemps qu'on ne peut plus employer ce terme. A vrai dire, à J moins chaispascombien du jour fatidique, elle est plus près de la trentaine que des classes d'initiation à la musique !

Toujours est-il que le plaisir est entier. Voir ces deux-là, passionnés par leur instrument, participer à l'aventure d'un orchestre, c'est une satisfaction. Et ça nous récompense des nombreuses conduites à pas d'heure, de l'insistance qu'on a mis pour qu'ils fassent leurs exercices, même quand c'était fastidieux, surtout au début. Ca nous récompense d'avoir tant et tant insisté en leur disant qu'ils nous remercieraient plus tard de l'avoir fait.

Un autre qui doit être content aussi, c'est papy, lui qui a tenu la clarinette dans l'harmonie de Cagny, il y a.... au moins soixante ans.

Mais surtout, par dessus tout, ce qui fait plaisir, c'est leur plaisir.

Pas de vidéo aujourd'hui (Antonin avait fumé et il a bougé comme c'est pas permis ...!). Juste une 'tite photo, la seule où on a la chance de voir les deux. Tom au fond derrière la harpe, et Virginie à l'un des rares moments où le chef d'orchestre a bougé (pourquoi est-il toujours entre l'objectif et Virginie, depuis des années, cela reste un mystère !).



lundi 2 avril 2007

Percu in Bousbecque

Bousbecque, dans le monde du foot, c'est carrément à l'opposé du PSG ou de l'OM. Par ici, on dit "Tu fais partie de l'équipe de Bousbecque !" pour bien faire comprendre à un footeux qu'il a deux pieds gauches.

Plus sérieusement, Bousbecque c'est l'une des dernières communes avant la frontière belge. Bousbecque, c'est aussi une école municipale de musique qui n'a pas à rougir devant les "conservatoires" d'autres communes des environs. Des musiciens qu'on sent passionnés par ce qu'il font, une équipe compétente et organisée autour.

Samedi dernier, c'était le concert des élèves. Dans la salle des fêtes. Une organisation au top. La décoration et la mise en scène étaient soignées. Il n'y avait pas moins de 4 caméras pour filmer l'évènement, dont une reliée à un projecteur via un PC portable.

Les ensembles d'élèves se sont succédés, mais ce qui nous intéresse ici, c'est le groupe de percussion qui n'a interprêté qu'un seul morceau, ce que nous regrettons, mais il faut bien que tout le monde participe. Alors je vous propose d'écouter (et de voir) le groupe de percu (avec entre autres Tom au xylo) dans cette pièce de Dimitri KABALEVSKY.


(filmée avec un APN, donc un peu tremblotant)

dimanche 1 avril 2007

Un week end d'éduc

Les weekend pour les éducs en internat c'est debout à 6 heures pour être à son poste à 8 heures et oui !! la première heure c'est assez cool café avec le collègue et "ragots" à volonté ensuite vers 9h 30 nos ados se lèvent et réclament ..leur première cigarette ensuite ils réclament leur deuxième et ensuite si on allait faire des courses ! donc on va à A...où on essaie de "piquer" hélas l'éduc connait la musique , on essaie aussi de quémander une cigarette aux passants , mais l'éduc est toujours là ensuite on rentre on mange , on fume , on râle parce qu' il faut faire la vaisselle, ensuite ordinateur ou sortie ( un autre éduc se dévoue pour les sortir ) ensuite on fume .............et le soir on regarde un DVD on fume et on va dans sa chambre où là on fume les cigarettes où ...(illicite) que l'on a caché et demain c'est Dimanche on recommence et on attend le retour des chanceux qui sont partis en "permission" et qui vont ramener....( illicite ) elle est pas belle la vie d'un délinquant(e) ?

vendredi 30 mars 2007

J-99 !!!!!

Et voilà, nous avons passé la barre des 100 jours !

C'est dingue comme les jours passent vite ! Et surtout les week-ends !!! Ce coup-ci, le programme c'est essayage de robe entre deux voyages d'un déménagement. J'ai hâte de remettre ma jolie robe (j'espère que je rentre toujours dedans...).

En tous cas, j'ai été super émue hier quand mon chéri d'amour m'a ramené ça :



C'est pas beau l'amour ?

Histoire vraie


Aujourd’hui je suis allé cherché au commissariat la procuration pour le scrutin du 22 avril.

Petit résumé de la procédure pour ceux qui ne connaissent pas : Pour un scrutin, on peut donner une procuration à la personne de son choix, qui doit voter dans la même commune (mais pas forcément le même bureau). Cette personne ne peut avoir qu’une seule procuration. Celle-ci est établi par le commissariat de police.

Ca paraît simple expliqué comme ça, non ? Ben non.

Mardi dernier, je m’étais décidé à faire une procuration, puisque je suis en vacances le jour du scrutin. Au passage, notre chère administration n’a pas trouvé mieux que de coller le vote en plein milieu de nos vacances. Est-ce un choix délibéré (plus de votes de parisiens, têtes de chien, que de votes de provinciaux) ou un manque de concertation ? Personnellement, je penche pour la première solution.

Donc je vais à … la mairie. Ben oui, c’est là qu’on s’inscrit sur les listes électorales, donc ça doit être là qu’on fait une procuration. Logique, non ? Et bien non, tout faux ! Il faut aller au commissariat !!! Je vais donc au commissariat où un gentil policier remplit ma demande et m’informe qu’il me téléphonera lorsque le document sera disponible. Le lendemain, comme promis, il m’appelle. Merveilleux !

Donc aujourd’hui, je vais au commissariat. Devant moi, une personne âgée seule, un couple de femme et un couple de jeunes filles. Ca peut aller, je ne devrais pas en avoir pour trop longtemps.

D’abord la personne âgée : Le policier au comptoir, qui en avait un peu marre des procurations, 300 en une semaine, demande à la dame de remplir l’imprimée. Mais celle-ci n’avait pas l’air fortiche en ce domaine. Elle se met sur le côté et remplit le machin.

Ensuite, les deux dames. Ils s’agissait de deux employées de la Mairie, qui venaient rapporter au commissariat un paquet de demande de procuration incorrectes. Elles commencent à expliquer ça au policier, que tout ça commence à gonfler sérieusement. J’ai appris qu’on ne pouvait pas donner une procuration à deux personnes différentes pour les deux tours (mais comment peut-on avoir une idée pareille !). Entre autres vices de forme, il y avait aussi une procuration donnée à un fils qui n’est pas inscrit sur les listes électorales, et une autre donnée à une fille non majeur le jour du vote. Bref, le policier devra rappeler toutes ces personnes pour refaire une nouvelle demande et les employées de la mairie ont perdues leur temps.

Pour moi, case chance, j’avais bien répondu et j’ai eu mon papier rapidement. Mais je me demande tout de même pourquoi on ne fait pas la demande de procuration à la mairie au lieu du commissariat, d’autant plus que la demande va effectivement à la mairie pour contrôle et validation (normal, le commissariat n’a pas les listes et ne peut rien contrôler). Les policiers emploieraient certainement mieux leur temps à d’autres taches de leur ressort et les employés de mairie gagneraient du temps.

En cette période de campagne, faudrait-il demander à nos illustres ( !) candidats s’il ne serait pas plus judicieux qu’ils apprissent à l’ENA le bon sens plutôt que la manière de sourire à une caméra ou les mots à employer dans leurs discours.

jeudi 29 mars 2007

La jolie colonie de vacances . Merci papa marci maman

Voila c'était pour vous annoncer à tous que cet été c'était colonie pour moi et mon frère. Le thème est : l'informatique. Nous allons dans un centre en Bretagne pendant deux semaines. J'espère qu'on va bien s'amuser ; la colo est organisée pour des jeune de 14 ans a 18 ans par Aventure Scientifique. Cela va faire la troisième année pendant laquelle nous allons en colonie mais cette notre premier ensemble. J'ai déjà fait une colonie sur le cirque puis une autre sur le thème de la survie.

lundi 26 mars 2007

1/2 siècle

50 ans, un demi-siècle !

D'un coté, c'est énorme. Penser qu'on a vécu 50 ans. Un demi-siècle.

Quand j'y pense, mes grand-parents sont nés en 1906 et 1914. C'est-à-dire qu'en un demi-siècle, ils avaient connus deux guerres. Et pas des moindres, puisqu'il s'agissait de deux guerrres mondiales. Deux conflits qui ont tués des dizaines de milliers de personnes qui n'avaient demandé qu'à vivre, qu'à profiter de la vie qui était douce et simple en ces temps reculés. Et pourtant, ils ont du fuir sous les bombes, voir leur ville, leur village incendiés par les obus, être évacués, fuir l'ennemi, le sectaire, le raciste, le prussien, le hulan,... voir leur maison incendiée, le fruit de leur travail réduit à néant, avoir peur pour leurs proches, leurs parents.

Inutile de s'éterniser sur le passé. Le passé est passé. Heureusement....

Aujourd'hui tu as 50ans. Et je t'aime, comme au premier jour, ce jour de 1976 où je t'ai rencontrée par hasard. Ce hasard qui nous a lié l'un à l'autre. Je n'ai pas peur de le dire publiquement, de l'afficher à ce monde qui se moque des valeurs essentielles. Je t'aime !

Que serons nous dans 50 ans. La vie sera-t-elle prolongée jusque là. Dans 50 ans j'aurais 99 ans. Je serais à un an des félications d'un maire démago et opportuniste, comme aujourd'hui. Mais si tu es encore vivante, je t'aimerais toujours, parce je suis fidèle à ceux que j'ai décidé d'inclure dans mes priorités, parce que je crois en certaines valeurs inscrites dans mon sang, dans mes veines, parce que je suis comme ça, homme, mais pas forcément idiot, ni abruti, ni beauf.

Je hais les fêtes improvisées, imposées par le commerce, les saint-valentin, les fêtes des mères, des grand-mères, des ceci et des cela. Mais j'aime dire au hasard des jours (et des nuits) que je t'aime, juste par un baiser, une main sur ton épaule quand tu t'endors, une pensée quand tu es loin, un bouquet quand tu es là. Des moments hors du temps et des conventions dont je m'accomode mal, moi le réac', l'enfant, le poète...

Bon anniversaire !!!

samedi 24 mars 2007

Montdidier

Montdidier
Un ancien livre nous éclaire sur le caractère des Montdidieriens (les habitants de Montdidier pour les ignares) ; il s'agit de "Chroniques burlesque ou recueil d'histoires divertissantes et d'aventures comiques arrivées de fraîche date dans les païs voisins" paru en 1742 (c'est pas d'hier).

«II faut convenir d'abord, à la louange des Montdidériens, dit l'auteur, qu'ils ont presque tous de l'esprit, esprit fin, subtil et délié, ce qu'il faut peut-être attribuer à la subtilité de l'air qu'ils respirent, car leur ville est bâtie sur une montagne assez élevée où règne non seulement un air pur, mais fort vif-
Lés habitants de Montdidier sont les plus spirituels de toute la Picardie. Mais ils sont en même temps goguenards, satiriques et railleurs, et ils ont un grand penchant à la médisance. Comme ce sont presque tous gens de plume, ou autrement gens de justice, et qu'ils sont pour la plupart du temps désœuvrez et sans occupation, ils s'assemblent tous les jours sur la place, ou ils se promènent par bandes. C'est là qu'on réforme l'Etat, qu'on trafique de nouvelles, qu'on s'informe de tout ce qui se passe dans la ville et qu'on épluche la conduite d'un chacun avec la dernière rigueur.
Les moindres événements un peu risibles y sont célébrez par des chansons ou par des pasquinades. Il y a souvent de ces chansons qui courent tout le royaume sans qu'on sache bien leur origine, et qui doivent pourtant leur naissance à quelques-uns des beaux esprits de Montdidier. Mais la plupart des sortent de là sont un peu malignes, mordantes et satiriques. C'est le génie dominant du païs. Quiconque pourrait rassembler toutes les chansons faites à Montdidier, et serait assez au fait des événements qu'on y célèbre pour y ajouter un bon commentaire de sa façon ferait assurément un ouvrage fort curieux et très divertissant.
Un jour que je passais par cette ville, les jeunes gens y faisoient une sorte de procession, au son du tambour et des trompettes, avec un panier de quelque jeune fille ou femme, qu'on disait avoir été trouvé dans les bleds autour de là. Ils avoient mis ce panier au bout d'une longue perche et le promenaient ainsi dans les rues et les carrefours de la ville et sur les remparts. Ils faisoient des stations ou des petites poses de tems en tems, et alors il y avoit un crieur qui annonçoit à haute voix :
— Mesdames et mesdemoiselles, on vous fait assavoir qu'on a trouvé dans les bleds un panier qui, selon toutes les apparences, appartient à quelqu'une d'entre vous ; celle qui l'a perdu n'a qu'à se présenter, on le lui rendra.
Mais il ne parut ni femme ni fille pour réclamer le panier, comme on peut le croire. Elles n'osoient même pas paraître dans les rues ni se montrer aux fenêtres, quand ladite procession passoit ; car lorsqu'ils en apercevoient quelqu'une, ils l'appeloient en lui disant :
— Mademoiselle, ayez la bonté de venir jusqu'ici, s'il vous plaît ! et regardez un peu si ce panier ne vous appartient pas, par hasard.
Ils continuèrent cette risible cérémonie pendant trois jours consécutifs.».


Le lecteur est prié de ne voir ici aucune allusion au caractère de mes parents qui, bien que Montdidiriens depuis quelques années, restent, je le pense des Amiénois dans l'âme et dans le coeur.

(L'almanach du pays picard - 1948)

jeudi 22 mars 2007

SCHRRRRREEEEEEEIIIIIIII!!!!!!!!



Petit article pour parler d'un groupe appellé Tokio Hotel. Ce groupe n'est ni japonais ni anglais mais allemand. Cette langue que certain qualifie de rude et de laide, peut devenir mélodieuse dans certaines tournures.

Tokio Hotel est fondé en 2001 par deux jumeaux, Bill et Tom, ainsi que Gustav et Georges. Leur premier album "Schrei" (cri) sort en 2005 et fait un carton, surtout grâce à leur Label et à la Radio Le Mouv'. Leur deuxième album "Zimmer 483" (Chambre 483) est sorti en févrirer 2007.


Ces jeunes allemands remplissent les salles et ont un succès énorme malgré leur jeune âge et le look androgyne du chanteur. Voici donc le premier Single de Tokio Hotel.

dimanche 18 mars 2007

Judo

Hier, Samedi 17 Mars j'ai participé a une compét de Judo . Voila je termine en deuxième place après 4 longues heures d'attente à regarder les plus jeunes représentants de Wasquehal combattre. Tout est aller pour moi ; même si quelque points techniques sont à revoir :D. A part ça rien de bien méchant (quoique un beau coup sur la cuisse droite). Voila .

vendredi 16 mars 2007

La collec' de maman

Bon, ok, quand je dis la collection, c'est pas terrible en quantité. En fait elle en a trois...



Mais ce sont des objets tellements beaux que je ne peux pas m'empêcher d'en parler ici. Sa collection d'éventail, c'est quelque chose. Parce que chacun d'eux évoque un souvenir, la personne qui lui a offert. Et puis ce sont des objets tellement beaux, qui ont demandés tant d'heures de travail aux artisans passionnés qu'on ne peut qu'admirer ce travail.



Il y a quelques temps, nous sommes allés à Méru (Oise). C'est la commune où partiquement toute la production française d'éventail a été fabriquée. La conception de ces objets se faisait à Paris, mais les petites mains qui intervenaient pour la fabrication étaient à Méru. Il y a avait pas moins d'une vingtaine d'ouvriers différents, avec chacun leur spécialisation, qui concouraient à la fabrication d'un éventail. Des ouvriers auxquels on demandait un travail précis, minutieux, presque un travail d'artiste pour fabriquer cet accessoire si prisé des dames d'antan.



Quand on visite l'ancienne usine, on est émerveillé par les méthodes de fabrications, par la précision, la finesse des objets. On est fasciné par le temps qu'il fallait passer pour produire ce magnifique objet. Il n'est qu'à regarder les détails de cette dentelle, la finesse et la précision de ces découpes pour imaginer les artisans au travail.



Les trois éventails sont soigneusement rangés dans des boites. Ils ne prennent pas souvent l'air. Mais quand elle les ouvre, quel bonheur !

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 >