Carnet de vie

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mardi 24 juillet 2007

Maman les p'tits bateaux...

Rectificatif à mon billet précédent : en Bretagne, il ne pleut pas tous les jours. C’est aujourd’hui le troisième jour consécutif sans pluie (ou presque, on va passer le « grain » de 2mn qui suffit à nous mouiller, mais qu’on oublie aussitôt).

Qui dit Bretagne, dit bateau. Et des bateaux on en a vu beaucoup (mais le seul qui ait tenu le coup s’appelait « les copains d’abord »…). Le nombre de bateaux en Bretagne est impressionnant. Toute sorte de bateaux, du simple kayak de mer, en passant par la barque et le Bombard, pour aller jusqu’aux bateaux de pêche (le sinago notamment) et aux bateaux de plaisance à voile ou à moteur. Quand je dis qu’il y en a beaucoup, c’est vraiment beaucoup. Si l’occupation moyenne du plaisancier est de rester à quai et de pique-niquer sur son bateau, on voit aussi une flotte impressionnante en mer.



Dimanche dernier, nous avons donc pris un bateau pour faire le tour du golfe du Morbihan avec escale à l’île aux moines. Nous y avons vu cette étonnante église d’inspiration espagnole, mais également bon nombre de monuments typiquement bretons.



En marins inassouvis (on ne rigole pas !), nous avons récidivé lundi. Nous sommes allés à Quiberon, lieu de départ d’une balade en mer en voilier. Cette fois, on ne s’est pas contenté des côtes puisqu’on a fait près de cinq heures de voile, destination l’île de Houat et retour. De quoi prendre un bon bol d’air marin et une bonne dose de sel. Il ne faisait guère que 15 degré, mais le temps était agréable avec un vent de force 4 ou 5 qui nous poussait à une bonne vitesse. Les marins d’un jour se sont quand même bien couvert - au cas où ;-) -.



samedi 21 juillet 2007

Pluie en Bretagne

Qui a dit qu’en Bretagne il pleuvait toujours. Ce n’est pas vrai : il pleut tous les jours, mais il ne pleut pas toujours. Et maintenant que nous avons retrouvé la voiture, nous pouvons passer entre les gouttes ! Ce matin nous sommes allés à Auray. La ville ancienne et le port sont magnifiques. Nous y avons rencontré un vieil ami qui surveillait d’un œil (et pour cause !) la préparation des joutes qui ont lieu demain.



Nous avons fait la route d’Auray à Sainte-Anne d’Auray sous une pluie battante. Ici ils appellent ça un grain et disent « ce n’est rien, ça va passer. ». Effectivement ça passe, il faut juste ne pas être dehors à ce moment-là. C’était la pluie de la journée. Le ciel était ensuite plus dégagé avec de beaux passages ensoleillés.

De ville en ville, nous avons fait le tour du secteur en passant par Saint-Cado. C’est une petite île ravissante, reliée au continent par un pont en pierre. En passant ce pont, on peut apercevoir cette encore plus petite île où il n’y a qu’une seule maison. Ca doit un peu secouer les jours de grandes marées, mais aujourd’hui c’était calme.



Nous avons terminé l’après-midi au port de Locmariaquer, à la terrasse d’un bistrot, avant de rentrer la tête pleine de bateaux, de dolmens, de vieilles maisons en pierre et le ventre plein de cidre – le vrai artisanal, pas celui du supermarché -.

vendredi 20 juillet 2007

Trecking à Groix ;-)

L’île de Groix est super jolie. 8 Km de long, 3 Km de large. Nous avons laissé la voiture sur le continent. Et il y a de quoi faire. Aujourd’hui, nous avons attaqué le tour de l’île par l’ouest. Le sentier côtier est uniquement réservé aux piétons. Il longe la côte au plus près, ce qui fait que pour faire les 5 Km à vol d’oiseau on en fait en réalité au moins sept. Ce matin nous sommes partis à 9h30 et nous avons fait près de vingt kilomètres. Le sentier est souvent escarpé puisqu’il suit la côte. Les dénivelés peuvent être assez importants quand il faut descendre vers une plage ou un port et ensuite remonter de l’autre côté. A l’extrémité ouest de l’île, nous arrivons dans la partie la plus sauvage. Pas d’habitation à l’horizon, juste le phare tout au bout de l’île.



Le deuxième jour nous avons attaqué l’île par l’autre côté. Encore pas mal de kilomètres, avec un peu de vent (plutôt frais). Le troisième jour nous avons emprunté les sentiers de traverse, un peu en zigzag, beaucoup suivant notre humeur.



Heureusement qu’il y avait les restaurants pour se remettre en forme - dans tous les sens du terme ;-) -.

Ce matin, nous avons repris le bateau pour regagner le plancher des vaches. Bientôt la suite de nos aventures bretonnes…

mardi 17 juillet 2007

Voyage de noce

16 juillet 2007. Il nous aura fallu attendre 28 ans pour partir en voyage de noce. Parce que là, je vous parle du nôtre, pas de celui de Virginie et Nicolas. En 1979, notre voyage a été plutôt court : une semaine, et encore avec des journées de travail entre deux. Alors là, c’est vraiment la seule fois où nous sommes en vacances ensemble et sans enfants .

Nous sommes partis à 7h00, voyage perturbé par un bouchon de 45mn du à un accident. Nous avons tout de même réussi à déposer les deux geeks à leur centre de vacances spécial handicapés de l’ordinateur (15 jours avec Aventure Scientifique, découverte de Photoshop, Flash et autres joyeusetés…). Il faut dire qu’il nous ont saoulé pendant toute la route. Ces deux là parlent couramment le PHP et le MySQL ; j’ai rien compris à leur charabia. Antonin est aussi le spécialiste de la recherche des plaques de voitures en forme d’abréviations informatiques.

Nous avons pris le bateau vers 17h30 à Lorient, direction l’île de Groix. Cinquante minutes de traversée vivifiante, mais sans pluie. Nous avons profité du pont supérieur. Nous sommes arrivés juste à temps pour nous mettre à la recherche d’un bon restaurant pour rattraper notre absence de repas de midi. Le séjour promet d’être agréable.



samedi 14 juillet 2007

7/7/7 making-off (III)

Je vous avais déjà parlé des couleurs du thème du mariage, bordeaux, rose et blanc (ben oui, je ne peux pas écrire "blanc" en blanc, sinon vous ne le verrez pas, bande de gros malins !).

Voici le petit coin que Virginie avait concocté pour les invités : Une urne, un livre d’or et un ordinateur.



L’urne est une vieille boite en bois recyclée. Je l’ai entièrement démontée et repeinte dans les couleurs du thème, puis j’ai fait une déco avec les mêmes rubans que pour les petits pots, le tout complété par des tags à la bombe rouge.



L’ordinateur était destiné à recevoir les photos numériques des invités avant qu’ils ne partent. Ca n’a pas vraiment bien fonctionné parce que les gens n’écoutent pas ce qu’on leur dit, mais c’est pas grave. Ils se sont quand même agglutinés autour de la vidéo du mariage civil qui défilait en boucle pendant l’apéritif. Le fond d’écran était fabriqué spécialement pour cette occasion et Tom, courageusement, a même modifié le thème Windows pour que les couleurs des barres, des fenêtres, des ascenseurs soient dans le thème ! Quel soucis du détail, non ?



Et pour finir le livre d’or – qui était plutôt un livre rose ! – a été entièrement fabriqué et décoré par Virginie. Il faut dire que c’est la championne du scrapbooking.





A suivre…

jeudi 12 juillet 2007

7/7/7 making-off (II)

Le panier, c’est une affaire qui s’est étalée sur des mois. Virginie et Nicolas avaient choisi les couleurs thème du mariage : bordeaux, rose et blanc. Toute la déco, tous les objets devaient suivre cette « charte » de couleurs.

Il était prévu de distribuer, à la fin du repas, un petit pot de beurre de gourmandises à chaque femme et une galette une petite bouteille de boisson au citron à chaque homme. C’est Virginie qui s’est chargée de la fabrication des petits pots. L’idée de base est le m&m’s personnalisé commandé sur Internet ; on fait écrire ce qu’on veut, on choisit les couleurs et on reçoit le tout directement chez soi.



Je vous passe l’achat des pots et des bougies (toujours bordeaux, roses ou blanches), les rubans à couper, passer le petit carton fait sur l’ordinateur, etc…

Pour la boisson au citron, ce fut l’affaire du spécialiste de la famille (le père de Nicolas) ; je ne sais pas qui a assuré la mise en bouteille, mais il y avait des restes qu’on a été « obligé » de finir !

Une semaine avant le mariage avait lieu la confection du panier ; en fait c’est un couffin recyclé. Antonin et moi en avons profité pour prendre une série de photos, montées par la suite en petit film amusant à voir ici.



Il ne restait plus aux mariés qu’à faire le tour des tables pour la distribution.


A suivre…

lundi 9 juillet 2007

7/7/7 making-off (I)

On n’a pas eu trop le temps ces derniers temps. Un mariage, c’est quand même du travail de préparation, du temps à fignoler des détails pour que tout soit parfait.

Alors je vais essayer de vous faire un making-off du mariage de Virginie et Nicolas. Ca permettra à ceux qui n’étaient pas là d’avoir des photos, et à ceux qui étaient là de voir la face cachée de la lune. Je vous passe les semaines (mois ?) de détails à penser et je commence le samedi 7 juillet au matin. Décoration des voitures, parce qu’avec le mois de juin pourri qu’on a eu il n’était pas question de faire ça la veille alors qu’il pleuvait encore. On a eu une chance extraordinaire de tomber sur les deux seuls jours où il n’est pas tombé une goutte d’eau. Voici donc la déco de la 307CC (moins bien que la traction que vous verrez plus tard).


Pendant ce temps on fabrique des chignons chez les coiffeuses, on met des fleurs, des épingles (un paquet d’épingles, bon courage pour démonter ça).


Ensuite Virginie arrive (à l’insu de Nicolas, hi hi hi…) pour mettre la robe qu’il n’a pas encore vue. Ca porte malheur de la montrer avant. Même moi, je ne l’avais pas vue. C’est le travail de la mère et des amies d’habiller la mariée (en grimpant sur un tabouret pour enfiler la robe sans démonter la coiffure), bijoux, fignolage, jupon et tout le tralala.



Ca donne une très jolie mariée. Et quand je la vois, j’avoue que je suis assez époustouflé. C’est magnifique !


A suivre…

mardi 3 juillet 2007

Tokyo Hôtel ;-)

Mon hôtel (enfin, celui où je vais quand il n’y plus de place ailleurs), c’est le Novotel de Rungis.

Rungis, dans la tête des gens ordinaires, c’est le MIN. La ville dans la ville, un endroit où la vie commence à grouiller à minuit, où ça bosse dur sous les étoiles, où ça mange des entrecôtes de 400g à 4h du matin, où l’argent circule par paquet de billets et où les gens vivent vieux d’avoir bu beaucoup de bon vin ou bien meurent d’avoir trop bien vécus.

Rungis-ville, c’est autre chose. J’y suis passé ce soir pour la première fois. J’ai appris que c’est là que se trouvaient les serres et les pépinières de la ville de Paris. J’y ai vu des champs (oui, des vrais champs de blé) et un petit bois, l’un des dernier si près de Paris.

Mon Novotel n’est pas trop mal. Il peut pour le prix que ça coûte. Le restaurant de l’hôtel est très bon. Les serveurs y sont aussi agréables qu’attentifs aux désirs des clients. De nationalités différentes, ils nous servent avec chacun la chaleur de leur pays. L’africain, toujours le sourire aux lèvres, est un vrai soleil ambulant. L’asiatique s’enquiert toujours de votre confort et de la qualité de ce qu’il vous sert, comme si sa vie en dépendait.

Le client est aussi varié qu’amusant. D’abord, il y a le client seul (comme moi), qui n’a d’autre choix que de parler à son verre. C’est l’homme (parfois la femme) en déplacement qui travaille pendant la journée et mange seul avant de dormir seul. Ensuite il y a les groupes (de deux à x personnes). Là ça cause boulot (au début), politique (au milieu) et sexe (à la fin)… Ils refont le monde le temps d’un repas, puis retourne à leur train-train dès le lendemain. Il suffit de tendre l’oreille (je n’ai que ça à faire et ça m’amuse) pour connaître tous les secrets d’une entreprise (bonjour la discrétion !). Et puis il y les étrangers de passage, les touristes, espagnols, japonais, chinois,…

Ce soir, il y avait un couple de chinois, assez agés. Ils ont commencé au champagne ; le monsieur prenait des photos de tous les plats en rigolant avec un appareil plus petit qu’un paquet de cigarettes. Ils étaient heureux, je crois. C’est amusant de voir un touriste chinois photographier une entrecôte-frites. Les japonais sont plus exigeants. Ils ont énervé le serveur avec leurs manières de le traiter en larbin. Ca manque un peu de classe et c’est étonnant de la part de ces gens qu’on imagine plus cultivés, plus soucieux de savoir-vivre. Les espagnols, eux, sont exhubérants, vivants, sans soucis. L’hotel, c’est comme à la maison. Et ça parle haut et fort et si rapidement que mes deux années d’espagnol ne suffisent pas à comprendre ce qu’ils disent.

Je vais me coucher ! bonne nuit à tous !

vendredi 29 juin 2007

Marie Sans Chemise

Je vous l’avais promis il y a quelques temps, alors voici l’histoire de Marie Sans Chemise :

En 1888, l’ancien maire d’Amiens, M. Dewailly décide de financer la construction d’une horloge. Il choisit la place Gambetta, proche de la gare pour y faire édifier cette horloge afin que les voyageurs ne ratent pas leur train.

Charles-Emile Riquier, architecte de son état, est chargé de la construction. Il se passionne également pour la ferronnerie d’art. Il exécute une colonne métallique dans le plus pur style rococo (aujourd’hui on dirait « kitch ») pour supporter cette grande horloge.

Quelques années plus tard, le sculpteur Albert Roze ajoute à la colonne une statue en bronze évoquant une déesse du printemps portant un rameau de pommier. Cette statue de femme quasiment nue provoquera un immense scandale. Tandis que les plus puritains s’offusquent, le peuple amiénois, usant facilement de la gaudriole, baptise la dame « Marie Sans Chemise ». Les amoureux s’embrassent sur son socle, tandis que les étudiants facétieux la vête d’une chemise (ou parfois d’habits plus sexy !) lors des bizutages.

Durant la seconde guerre mondiale, Marie Sans Chemise sera démontée et mise à l’abri. Seule la colonne restera debout après les bombardements ; elle sera ensuite retirée de la place et déposée dans un terrain vague où on perdra sa trace (pourtant c’était pas une petite colonne !).

Marie Sans Chemise sera ensuite remise en place, mais elle restera longtemps orpheline de sa colonne et de son horloge. C’est d’ailleurs comme ça que je l’ai connue (la statue, pas Marie !) quand j’étais jeune gamin.

Gilles de Robien, maire d’Amiens, en avait fait la promesse aux amiénois : à l’aube de l’an 2000, Marie Sans Chemise retrouvait une colonne et une horloge reconstruits à l’identique avec les plans qui avaient été conservés. Pour une fois qu’un homme politique tient une promesse, je me dois de le saluer ici.

Aujourd’hui Marie Sans Chemise est si connue que son nom est souvent attribué (à tort) à la place. Demandez la « Place Marie Sans Chemise » à un amiénois, il vous dira tout de suite où elle se trouve.



Je ne résiste pas à vous donner à voir cette photo en gros plan de la belle. Bellesahi qui fait de si belles photos me pardonnera j’espère.

jeudi 28 juin 2007

Bonheurisateur (VIII)

Heureux !
REGLE N°8 :
If you can’t be with the one you love, love the one you’re with

Simple petite phrase. Petite phrase toute simple. Souvenir d’étudiant, d’une chanson de Crosby Stills Nash & Young qu’on fredonnait en ces années 70 post soixantuitardes. Une phrase dont on était persuadés qu’elle détenait tout la force du monde et le futur qu’il nous faudrait atteindre.

Elle est resté nichée au fond de ma mémoire pendant des années et ce n’est qu’à l’aube de la quarantaine que sa puissance s’est révélée.

Et si on se mettait à aimer celui avec qui on est à chaque fois qu’on n’est pas avec celui qu’on aime.

Quel effet boule de neige fantastique ! on finirait par aimer de plus en plus de gens. On finirait par être toujours avec quelqu’un qu’on aime.

Le site officiel de CSN&Y
Les paroles de la chanson en question

A suivre...

mercredi 27 juin 2007

Concert, encore et toujours.....

Vous allez me dire, quel est l'intérêt de refaire un article sur les concerts. Parce que celui ci est le dernier de la saison musical de Wasquehal et que, encore une fois, le fils et la fille sont réunis. Ce soir, comme d'habitude, nous, et l'ensemble orchestrale, cloturons le spectacle.
Mais ce soir, pas de vidéo, ni de photo. En effet, Anto n'était pas présent, donc, pas D'APN. Et la tentative de film éffectué par Papa sur son PDA n'as pas étét trés fructueuse. Je n'ais pas le temps de fouiner dans les archives, donc, je resterais dans des mots et pas des images.
Les concerts, se sont surtout les coulisses. Dans les coulisses, on parle beaucoup, on essaye de s'accorder. C'est l'occasion de revoir des personnes qu'on ne voit que les lundi. On écoute de la musique, on discute, on répéte et on rigole. C'est un enviroonement à part qui n'est pas palpable à travers les bonus d'un DVD.
C'est à chaque fois un véritable plaisir lorsque les lumières se rallument dans la salle. Les spectateurs se lèvent et on commence à ranger le matériel. On s'active, mais beaucoup de personnes sont déja partis. Alors, on remballe tout, avant de partir.

lundi 25 juin 2007

MOREL & Fils (suite)


En partie pour répondre à mon ami Sergio qui émet quelques doutes quant à mes liens avec la bonneterie, je me dois de compléter ici le chapitre sur les Morel. Donc pour la bonneterie, je suis indirectement dnas le coup, mais pour le boulet transformé en sein, je n'y suis pour rien !
Voici donc l’histoire de Morel et fils, version pas célèbres, mais tout aussi réelle. Huit générations de Morel de père en fils.

En 1771 (c’est pas d’hier, mais je vous passe les antécédents laboureurs !) Morel Firmin venait au monde à Blangy-Tronville (80). Il exercera la profession de fabricant de bas. Son fils, Firmin, sera badestamier (fabriquant de bas d’étame), son petit-fils Firmin et son arrière-petit-fils Ernest (photo ci-contre) seront bonnetier, tous à Villers-Bretonneux, de père en fils. Curiosité de la profession ou hasard : en même temps que la profession, le prénom se transmet de père en fils, comme pour les Morel de Lille. Plus fort : dans les deux cas, le changement de prénom marque l’arrêt du métier dans la famille.


Marcel et trois de ses arrières-petits-enfants, Adrien, Tom et Antonin (1993)

Le fils d’Ernest, Marcel mon grand-père, sera menuisier puis cheminot.

Naîtront ensuite Henri, mon père, suivi de trois fils et de quatre petits-fils, mais on n’entendra plus parler de bonnetier dans la famille. Pourtant il y aura toujours des Morel de père en fils, témoins ces photos prises au fil du temps.

Henri, ses trois fils et ses quatre petits-fils (2001)

dimanche 24 juin 2007

MOREL & Fils


Sur la place du Théâtre de Lille se trouve ce magnifique monument, appelé « Rang du Beauregard », élevé en 1687. Simon Vollant, bien connu des lillois, en est l’architecte. Le bâtiment avait été construit à l’origine en 1425, sous Philippe le Bon. En fait ce n’était pas un batiment, mais un ensemble de maisons, toutes identiques et hautes de quinze mètres. L’ensemble fut détruit sur les ordre du maréchal d’Humières à la fin du XVIIe siècle.


Aujourd’hui, le promeneur qui s’attarde y trouve des curiosités. En 2004, Lille est capitale de la culture. En nous promenant à l’occasion de la sortie des géants, nos yeux étonnés aperçurent des femmes aux fenêtres !

Si vous levez les yeux encore un peu plus haut, vous apercevrez des boulets de canons. Ce ne sont pas les vrais boulets, jaillis des canons d’Albert de Saxe qui assiégea la ville en 1792, mais des boulets factices, ajoutés par la suite par les habitants des lieux pour matérialiser la résistance des Lillois aux Autrichiens.


Partie intégrante de ce bâtiment, Morel & Fils est une maison fondée en 1813 par Joseph Morel, à l’enseigne du « Moulin d’or ». C’était au départ une bonneterie. Celle-ci s’est transmise de père en fils pendant 7 générations, avec la particularité que les propriétaires se sont toujours prénommés Joseph. Aujourd’hui Bernard est l’exception, le dernier de la lignée, qui a tout de même continué dans la bonneterie et le collant jusqu’au début du XXIe siècle.


Bernard Morel s’est ensuite essayé à la bouquinerie. La façade était toujours la même et la déco évoquait le passé de la maison. Le succès ne fut pas au rendez-vous. Bernard se recycle alors et transforme une nouvelle fois la maison en bar cette fois. La déco à toujours des relents de bonneterie, mais c’est aujourd’hui un bar très connu et fréquenté.

A l’extérieur, rien n’a changé. Il reste toujours le faux boulet de canon que Bernard Morel a facétieusement transformé en sein, clin d’œil au soutien-gorge qui a maintenant déserté les comptoirs. Cela n’amuse pas les responsables du tourisme, mais la devise de Bernard n’est-elle pas « Attention, ici on est chez les Morel, on est chez les rebelles ».


Pour finir sur le thème des Morel (les célèbres !), voici une photo prise il y a quelques jours à Roubaix. Bien sûr, il s’agit de l’acteur et humoriste, pas de mon frère né quelques années après lui !


PS à l’inconnu de passage : tous ces Morel célèbres n’ont rien à voir avec nous.

samedi 23 juin 2007

Petit journal, rubrique "faits divers" ou "chiens écrasés" comme on voudra...

Houlala ! Ca fait un peu comme un trou dans ce blog quand on regarde les dates du calendrier !

Il faut dire que le temps manque un peu en ce moment (genre la fausse excuse !).

J’avais convié quelques rédacteurs, mais ils ont l’air en panne d’imagination. Et moi je suis souvent en balade à Paris dans la semaine depuis deux mois. Alors quand je suis à la maison, j’ai plutôt envie de poser mes valises.

J-15 aujourd’hui ! Dans 15 jours ça sera le mariage de Virginie. Et je comprends que le temps lui manque pour écrire. Quant à mes deux geeks, ils sont devant la télé ; c’est le grand retour de Ford-Boyard. Et je l’avoue sans honte, je viens de passer 45 mn à lézarder avec eux sur le canapé. Ca vide la tête de regarder des conneries. En même temps, j’aime bien passer un peu de temps en leur compagnie, même pour des conneries.

Parfois je me dis que les bloggers qui écrivent tous les jours sont à plaindre. Ce sont souvent des gens qui s’ennuient, qui n’ont pas d’autre occupation et qui s’obligent à trouver des sujets pour écrire tout et n’importe quoi, histoire de gagner le challenge qui consiste à publier au moins un billet par jour. Je sais qu’ils ne sont pas tous comme ça, mais il y en a sûrement beaucoup.

Dernière petite nouvelles du jour : la vidéo du mariage civil qui sera sur l’ordinateur portable à l’entrée de la salle est prête. Et personnellement, je la trouve très réussie. Mais vous ne la verrez que si vous venez parce que, pour l’instant, tout cela est top secret (comme la robe et plein d’autres choses). Pour le reste, tout se prépare doucement, tranquillement, sans trop de stress.

lundi 18 juin 2007

Week-end

Bernard et Jean-Louis

Fin d’un week-end qui restera marqué dans nos mémoires.

D’abord le mariage civil de Virginie. Evènement en soi puisque c’est la premier de nos enfants qui se marie, avec une belle cérémonie, même si seulement civile ; le conseiller municipal ne s’est pas contenté d’un « mariage express » comme on en voit souvent et j’ai apprécié ses explications, son discours. Un repas a ensuite réuni la famille proche et les témoins dans un de nos restaurants préférés, l’auberge de la Garenne, le tout suivi d’un champagne à la maison.

Juste le temps de se changer, même pas de souffler, et nous repartions à deux pour la région parisienne où nous étions attendus pour fêter les 50 ans de Bernard.

Bernard, c’est mon ami de toujours, mon presque frère. Il est apparu dans ma vie un jour de 1970 et nous ne sommes plus quittés depuis. Malgré les écarts de nos chemins scolaires qui se rejoignaient de temps en temps, malgré la distance qui variait entre nous au gré de la vie, nous nous ne nous sommes jamais quittés. Il a dans mon cœur une place privilégiée, celle qu’ont les véritables amis, ceux qu’ont retrouve toujours dans les moments de bonheur comme dans les moments plus tristes, ceux qui ne mourront jamais même quand ils seront morts.

Cette soirée restera dans mes souvenirs comme beaucoup d’autres moments passés ensemble. Et puis ce fut aussi l’occasion de revoir des gens que nous voyons de temps en temps, d’autres que nous voyons moins souvent. Ce fut aussi l’occasion et l’énorme plaisir de retrouver J.P. que je n’avais pas vu depuis trente ans, et je ne crois pas me tromper en disant que ce fut aussi un plaisir pour lui. J’espère vraiment qu’on se reverra plus souvent du côté de Larnagol, ton pays…

Et puisque la vraie date, c’est demain : Bon anniversaire Bernard !

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