Page d'accueil Nous écrire Plan du site Copyright Informations Liens
DIVION : La croix de grès

Une histoire légendaire
 
La Croix de Grès   La Croix de Grès a donné son nom à un carrefour, au croisement de la RN 41 et de la départementale 341 et les nombreux automobilistes qui se rendent sur le littoral chaque fin de semaine ne peuvent manquer de l'apercevoir lors de la traversée de Divion en direction de Saint-Pol.

Cette croix fait véritablement partie du patrimoine local. Elle se trouvait déjà à cet endroit au XVème siècle. La tradition veut qu'une femme folle de douleur après le décès de son enfant ait été retrouvée morte à cet endroit, les bras serrant la croix de bois qui avait été plantée à l'endroit où son fils avait lui-même trouvé la mort. Pour commémorer ce tragique événement, une croix de grès avec, en son centre, la Pieta, la Mère de Dieu tenant son Fils entre les bras, avait été érigée sur cet emplacement.
Une autre version attribue une fonction expiatoire à ce monument.
Elle trouverait son origine dans la trahison de Jeanne de Divion, brûlée vive le 6 octobre 1331. Pour assouvir une vengeance envers Mahaut d'Artois qui lui refusait l'héritage de Thierry d'Hirson, son défunt mari, Jeanne de Divion n'hésita pas à faire fabriquer de faux documents attestants des droits de Robert d'Artois sur le comté d'Artois au détriment de sa tante Mahaut. Ce sont ces faux qui allaient entraîner Robert d'Artois à faire entrer en conflit Edouard III, roi d'Angleterre et le roi de France, déclenchant ainsi la guerre de Cent Ans.

La chute et le relèvement

Ce vénérable témoin de l'histoire locale avait été victime du vandalisme révolutionnaire avant d'être relevé et maintenu à une colonne par une ceinture métallique. D'une hauteur de 4,80m, il semblait défier les siècles. Mais la civilisation de l'automobile, l'intensité du trafic à cet endroit devait avoir raison de lui : le 22 juin 1990, à midi, l'armature métallique qui retenait la croix à son support se rompait, provoquant la chute de la croix qui se brisait en douze morceaux. Puis vint l'heure de la résurrection : les Monuments Historiques entreprirent la restauration de l'édifice et dans quelques semaines ce témoin d'une histoire multiséculaire redeviendra le symbole de cette cité. (1)

Sources :
(1) PLEIN-NORD, La gazette de la région Nord, N°208 Décembre 1994, Article de Patrick HONORE

Accueil | Généalogie | Ressources | Vieux chemins | Les moulins | Carnavals et Géants | Liens | Nous écrire