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Ballade en Flandre
 
Internet est fait de rencontres aussi innatendues que passionnantes.
Ce jour-là, Jean-Marie se promenait (virtuellement s'entend). Le hasard de ses recherches, de ses passions l'a amené chez nous. Un petit coup de gueule, pas bien méchant en vérité : j'avais évoqué les mariniers, il aurait voulu que je parle plus "des traîneurs de bateaux, des petites gens, des gens de peu", de ceux qui effectuaient un "travail harassant à une époque où la sueur d'un homme valait moins que l'avoine d'un cheval".

Alors, la conversation (toujours virtuelle) s'est engagée et un échange quotidien nous a donné l'impression d'être l'un en face de l'autre à deviser à propos de ce que nous aimions. Jean-Marie parlait de "la Flandre de ses ancêtres", de l'Escaut, du ciel, des saisons, du vieux moulin de son enfance et des fraudeurs qui se riaient des "gabelous". Au travers de la généalogie, de l'histoire (avec un petit "h"), des métiers d'autrefois, de la peinture et du dessin nous nous sommes rapprochés.

De ce merveilleux échange sont déjà sortis un plaisir partagé de s'écrire, un merveilleux texte qu'il m'a confié et l'un des plus beaux commentaires que j'ai jamais reçu :
"J'ajouterais encore une pensée : après un échange de courrier tel que celui-ci, je crois sincérement que, maintenant, il m'arrivera de regarder mon écran différemment".
Merci Jean-Marie.


Avec son autorisation, je vous livre ici ce texte.


 
 
Vous pouvez télécharger l'intégralité du texte de Jean-Marie VALAEYS, au format PDF, en cliquant ici (2,5 Mo).

Vous pouvez également télécharger des parties du document, toujours au format PDF :
Partie 1 (de L'Escaut à Le salpêtre) - 1,2 Mo - cliquez ici
Partie 2 (de Les moulins à Les moines et la bière) - 70 ko - cliquez ici
Partie 3 (Gand) - 430 ko - cliquez ici
Partie 4 (de Les bateaux fluviaux à Les écluses) - 928 ko - cliquez ici
Partie 5 (Stijn Streuvels) - 46 ko - cliquez ici

Vous trouverez ci-dessous quelques extraits de ce texte de 20 pages illustré de gravures et de photos.

 
 
Au sommaire
  • L'Escaut
  • Pollution et épidémies
  • Dans la ville : les métiers
  • Le salpêtre
  • Les moulins
  • Les moines et la bière
  • Gand
  • Les bateaux fluviaux
  • Types de bateaux
  • Les mariniers
  • Les écluses
  • Stijn Streuvels : le pont et le progrès.
Pollution et épidémies :
L'eau du fleuve n'amène pas que des avantages. Il faut rappeler qu'il s'agit d'un fleuve de plaine, de faible profondeur et de faible pente dont le lit s'encombre facilement. Les crues sont ainsi fréquente et sans doute dévastatrice pour les riverains. Il y a les éléments naturels, comme les pluies et la fonte des neiges, mais surtout la vase et les déchets de toute sorte que sont les cadavres d'animaux et les troncs d'arbres, qui font barrage. C'est donc toute une série de mesures qui seront nécessaires pour remédier à ce lourd handicap. Tout d'abord, les meuniers, qui seront obligé de nettoyer régulièrement leurs moulins et ses alentours. Les propriétaires et leurs héritiers sont tenus d'entretenir régulièrement les berges, de couper les branches d'arbres et arbustes à l'aplomb des rives pour éviter l'encombrement du lit de la rivière.
Dans les villes : les métiers :
Pour faciliter le blanchiment des toiles, qui reste une activité citadine en raison des longues manipulations journalières, on creuse un infini réseau de canaux, en périphérie de la ville (à Gand principalement - voir illustration suivante ) où l'eau s'écoule régulièrement et lentement mais qui laisse en d'autres en droits des " cul de sac " stagnants.
Les techniques de foulage changent vers la même époque. La terre n'est plus utilisée. C'est de l'urine putréfiée, mêlée à de la fiente, de cochon ou de crottin de mouton qui est utilisée. L'étoffe s'échauffe par fermentation (dans les " petits métiers urbains " il y a des récolteurs d'urines qui passaient quotidiennement vider vases et seaux de nuits). C'est ainsi qu'à partir du XIVe s., nos régions deviennent des foyers de pestilence. La Peste noire revient régulièrement, au moins une fois tous les dix ans !
D'après les historiens, il semble bien que Froissard avait raison d'annoncer la mortalité du tiers de la population…
Les moines et la bière :
Les moines ne se contentent pas d'aménager les rives du fleuve et de faire travailler la terre ; ils interviennent dans la culture de la vigne qui, jusqu'au XVIIIe s., s'étend sur tout le pays. Dans nos régions moins ensoleillés, le vin n'est pas d'une grande qualité, aussi les moines préfèrent se consacrer à la fabrication de la bière et deviennent des maîtres en la matière. Rappelons que la bière faisait partie intégrante de tous les repas dans les monastères, ainsi que chez les moniales.
Stijn Streuvels : le pont et le progrès.
Nous sommes en 1904, quelque part en Flandre, au bord de l'Escaut. Une petite communauté et son bac. La vie y bourdonne, lente et familière. Jusqu'à ce que quelqu'un, quelque part, décide qu'un pont s'impose. Un pont, c'est le progrès. Mais le pont sème la zizanie. Quelque chose se tisse entre l'ingénieur responsable du pont et une femme émancipée du village.
Le jour de l'inauguration, rien n'est plus comme avant…
 

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