14-18 au programme...
Les collégiens de Frévent, sous la houlette de leur professeur Paul Michiselsen, ont traité de la première guerre mondiale en ouverture du programme d'histoire en 1998.
Qu'est-ce qui les a le plus intéressé dans ce programme sur 1914-1918 ?
Pour Fanny et Benjamin c'est la vie des soldats. L'arrière-grand-père de Fanny a été tué à Verdun. Elle a apporté une photo et en a parlé avec sa maman. Mais elle regrette qu'au fil des générations beaucoup d'objets-souvenir aient disparu. Benjamin discute des deux guerres avec ses parents et voisins : il collectionne les documents, fac-similé de journaux, cassettes...
Julie, elle, s'intéresse plutôt à l'après-guerre, aux monuments militaires et aux cimetières. Elle prépare un travailsur les constructions à Frevent. Quant à Marc, il a été manifestement séduit par la personnalité de Clémenceau et son "côté tigre ".

Quelles conclusions tirent-ils de leurs recherches ?
"On partait pour une guerre courte, les soldats étaient le plus souvent contents", rappellent-ils. "Puis les conséquences ont été très graves. C'était bien cher pour récupérer l'Alsace-Lorraine…".
Autres morceaux choisis: "Ce fut une guerre trop longue. Nous avons été très durs avec l'Allemagne à la fin," reproche un autre. "D'ailleurs, pourquoi n'a-t-on pas réglé cette affaire autour d'une table après la mort de L'Archiduc .?". Un autre "tire son chapeau à l'Allemagne" pour son rétablissement. Fanny constate : "On connaît mieux la deuxième guerre. Avant je croyais que la première ne valait rien… En fait il y a eu encore plus de morts".
Puis l'unanimité se fait: "C'est notre famille qui a combattu., Ce sont les Français, mai aussi tous les peuples qui sont entrés en guerre."


Extrait de "La parole de l'état - HS N°1 novembre 1998