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Lettres de René à Jacques
           
 
Le 18 janvier 1919 s'ouvre à Paris la Conférence de paix, qui réunit 27 nations, en l'absence des vaincus.
Le conseil des Dix qui deviendra conseil des Quatre (Wilson, L. George, Clémenceau, Orlando), fera déboucher cette conférence sur une série de traités signés entre 1919 et 1920.
L'empire austro-hongrois éclatera pour donner naissance à de nouveaux pays. D'autres pays seront agrandis, mais il restera encore bien des problèmes à résoudre.
La fin du cauchemar....





25 juin 1919 :
"Ma bien chère maman,
Voici donc la paix signée, il reste à la faire exécuter par l'ennemi, car tel que nous le connaissons, il ne fera rien, il ne cédera rien, il ne paiera rien, qu'on ne le contraigne à faire, à céder, à payer, et non pas seulement au moyen de la force, mais bien par la dernière brutalité. C'est le seul procédé à employer à son égard. Ses engagements sont une fumée, sa signature une mauvaise plaisanterie. Heureusement nous tenons, et il nous faut absolument garder, la rive gauche du Rhin. Les motifs d'y demeurer ne manqueront certes pas, car je ne crois pas une seconde à des paiements sérieux d'indemnités de la part de l'Allemagne. Non pas certes qu'elle ne puisse payer, mais parce qu'elle ne le veut pas. Nous allons donc nous heurter de suite à toute cette science de chicanes gémissantes, de délais prolongés, d'entêtements sournois qui est la plus claire aptitude de cette race. Nous avons éprouvé cette science à mainte occasion, et notamment à propos de chacun des articles du traité d'armistice qu'il fallut plusieurs interventions impatientées du maréchal Foch pour faire exécuter à peu près. Seulement, nous n'allons plus avoir à brandir d'épée flamboyante, avec nos troupes démobilisées, et celles de nos alliés rentrées chez elles. Au fur et à mesure des années, l'Allemagne se redressant deviendra plus arrogante, et finalement ne nous paiera pas à beaucoup près ce qu'elle nous doit, Il faut craindre du reste que nos alliés ne soient d'ici à très peu de temps nos rivaux et ne se désintéressent de notre sort. La rive gauche du Rhin devra donc nous rester."

Charles DE GAULLE
 
Vendredi
28 mars 1919
Encore une lettre de René à Jacques. L'écriture s'est nettement affirmée avec l'âge. Le dessin est toujours présent.
 
 
Le 10 novembre 1920, le soldat Auguste Thin dépose un bouquet de fleurs sur un des huit cercueils qui lui sont présentés dans la citadelle de Verdun. Ce faisant, il désigne le corps du Soldat inconnu qui sera inhumé sous l'arc de triomphe le 28 janvier 1921.
 
Lundi
26 décembre 1921
Dernière lettre à Jacques. René a retrouvé son père et sa mère. Il est maintenant au lycée, et il est un bon élève.
 
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