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LUCHEUX : Les druides
On dit que la fôret de Lucheux fut naguère très fréquentée par les Druides.

A.J. Warmé mentionne que ceux-ci y "pratiquaient leur ridicule et sanglante religion".

Laissons-le nous raconter ce qui ce passait dans ces bois au temps de nos ancêtres les Gaulois :



 
 
Jusque-là [50 av JC - NDLR] on ne connaissait dans la contrée que le culte des Druides auxquels les habitants du pays étaient soumis comme y avaient été avant eux ceux du Midi, parce qu'ils étaient les prêtres des Gaulois, qu'on croyait être les mêmes que les embages d'Amien-Marcelin et les Saronides. Ces Druides leur enseignaient les superstitions et les cérémonies qui leur étaient particulières. Ils avaient le chêne en grande vénération, parce qu'il portait le gui qu'ils recevaient avec tant de respect, qu'ils témoignaient par leurs démonstrations que c'était le plus beau présent que leurs dieux leur pussent faire.
Les Druides faisaient croire aux Gaulois ignorants que le gui pris en breuvage rendait les animaux plus féconds et était un remède efficace contre toutes sortes de venins.

Leurs offrandes, ou plutôt leurs sacrifices sanguinaires, se faisaient avec de grandes solennités dans les bois dont le pays était encore couvert et à l'ombre des arbres séculaires des fôrets, qu'ils considéraient comme des temples. Celle de Lucheux, localité voisine de Doullens, où on voit encore de beaux restes du vieux château fort des Chatillon Saint-Pol, était pour eux un lieu de prédilection, où on montre aussi aux étrangers une pierre druidique sur laquelle ils immolaient leurs victimes et cherchaient ensuite dans leurs entrailles à s'éclairer sur l'avenir.

 
 


Une pierre qui disparaît périodiquement :


Dans la vaste forêt de Lucheux, la pierre de Haravesne semble subir des éclipses. On la décrit pour la première fois, en 1831, comme un vestige de dolmen, présentant sur sa face supérieure un trou par lequel s'écoulait le sang des victimes. En 1842, le dolmen semble avoir disparu.
En 1851, les archéologues redécouvrent la pierre, sur laquelle, pensent-ils, les Gaulois immolaient des victimes humaines à leur dieu Teutatès : elle a 2,37 m de long, 1,45 m de large et 0,50 m d'épaisseur en moyenne. Le curé de Lucheux précisait même : "Elle porte un trou pratiqué en forme d'entonnoir, ayant 40 cm de diamètre ; aux deux côtés de ce trou, il existe deux rainures façonnées (…) et sur l'une des faces de ce côté, on voit des caractères inconnus.".

La pierre ne présente plus aujourd'hui de cavité apparente ; on suppose qu'elle a roulé et s'est retournée.

Guide de la France mystérieuse - 1966


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