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LES MOULINS : Les métiers

Entre les utilisateurs du moulin et ceux qui le fabriquent et l'entretiennent,
on trouve dans la nébuleuse du moulin de nombreux métiers.
Charpentiers
Les charpentiers de moulins (1)
 
Le charpentier de moulin
C'est probablement l'un des métiers les plus importants. Déjà très exigeante d'ordinaire, cette profession nécessite encore plus de qualités ; en effet, le charpentier de moulin se double d'un mécanicien, la plupart des pièces nécessaires étant autrefois réalisées en bois, jusqu'aux engrenages, arbres à cames, vis sans fin,...
De plus, ces hommes devaient être doté d'une force physique importante permettant de déplacer des poutres, dont certaines pesaient plusieurs centaines de kilos.
Le charpentier de moulin travaillait autrefois sans croquis, n'utilisant que son savoir-faire trasmis de génération en génération.
 
Le meunier
Autre personnage important.
De lui dépend l'approvisionnement en farine du village. N'oublions pas que chaque famille faisait autrefois son propre pain.
Le meunier se payait en prélevant une partie de la mouture, la pesée des sacs étant faite avant et après.
C'est un métier dur ; dès qu'il y a du vent, le meunier travaille sans reclâche, parfois 24 heures sur 24 afin de profiter au maximum de l'énergie disponible.
L'ouvrier qui le seconde, le cache-mannée est chargé d'aller chercher les grains chez les clients, et de ramener la farine.
 
Le tordeur d'huile
Bien qu'apparenté au meunier de part sa fonction, il s'agit là d'un métier totalement différent.
Ce métier était pénible et obligeait le tordeur à courrir entre la presse, les pilons et le chauffoir au milieu d'une chaleur et d'un vacarme importants.
Les tordeurs d'huile étaient aussi appelés "Olieux".
 
Le rhabilleur de meule
Les meules en tournant s'usent. Il faut périodiquement les retailler. C'est le travail du rhabilleur de meules qui va de moulin en moulin.
Après avoir soulevé la courante, il marque la surface à battre au moyen d'une règle enduite de rouge. Les parties colorées sont martelées, puis l'ensemble est adouci, afin de rétablir la régularité et les stries de la meule. C'est un travail long et fatiguant, pratiqué à genoux sur un sac.
On reconnaissait le rhabilleur de meules à ses mains bleuies par les éclats.

Sources :
(1) Toujours vivants, les moulins. Jean BRUGGEMAN, édité par l'ARAM Nord - Pas-de-calais - 1986

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