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SORCIERES EN NORD
   
 
Le marteau des sorcières ou Malleus Maleficarum, de Henry Institoris et Jacques Sprenger (1485, réédition avec présentation et traduction d'Armand Danet, Plon, 1973)
Rédigé par deux inquisiteurs dominicains, Jacques Sprenger et Henry Institoris, à la requête du pape Innocent VIII, ce manuel est une véritable bible du chasseur de sorcières, qui connut vingt-huit éditions en deux siècles. Cet épais document recense divers points ayant trait à l'existence du diable et aux pouvoirs des sorcières, auxquels il est répondu avec force arguments théologiques. L'ouvrage a une connotation nettement misogyne. Ainsi, les auteurs expliquent que si la femme est davantage attirée que l'homme par la sorcellerie, c'est parce qu'elle est plus crédule et a moins d'expérience que l'homme ; elle est plus curieuse, et son naturel est plus impressionnable ; elle est plus méchante, plus prompte à se venger, et tombe plus vite dans le désespoir ; elle est plus bavarde, et dénonce facilement ses consoeurs... Sa beauté, et jusqu'à sa voix sont des articles destinés à détourner les hommes du droit chemin : "Menteuse par nature, elle l'est dans son langage ; elle pique tout en charmant. D'où la voix des femmes est comparée au chant des sirènes, qui par leur douce mélodie attirent ceux qui passent et les tuent. Elles tuent, en effet, car elles vident la bourse, elles enlèvent les forces, elles contraignent à perdre Dieu.". Dans La Sorcière, paru en 1862, l'historien Jules Michelet commente à sa façon cet ouvrage : "Le Malleus, qu'on devait porter dans la poche, fut imprimé généralement dans un format rare alors, le petit-18. Il n'eût pas été séant qu'à l'audience, embarrassé, le juge ouvrît sur la table un in-folio. Il pouvait, sans affectation, regarder du coin de l'oeil, et sous la table, fouiller son manuel de sottise.". Le Marteau des sorcières fut donc, malgré le nombre important de ses pages, le premier livre de poche...
Edouard Brasey, in Historia n°660 décembre 2001

 
De la démonialité des sorciers, Jean Bodin (Paris, 1582)
Ce classique de démonologie, édité une dizaine de fois est une véritable code pénal des sorcières.

La démonolâtrie, Nicolas Rémy (1582)
Ouvrage écrit par le secrétaire du duc Charles III de Lorraine, qui condamna à mort 900 sorcières en 15 ans.

Discours exécrable des sorciers, Henri Boguet (Lyon, 1602)
L'auteur de cet ouvrage, qui prononça 600 sentences contre des sorcières, fût édité onze fois.
 

Quelques autres ouvrages à l'usage des inquisiteurs :

  Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons, où il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie, Pierre de Lancre (Paris, 1612, réédition Aubier-Montaigne, 1982)

Liste authentique des religieuses et séculières possédées, obsédées, maléficiées, le nom de leurs démons, le lieu de leur résidence, avec les signes de leurs sorties, (1634)

Confessions et histoire de Madeleine Bavent, religieuse de Louviers, avec son interrogatoire, (Rouen, 1652)

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