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SORCIERES EN NORD
   
 

Possessions au couvent des Brigittines de Lille

L'affaire des possessions de Loudun, et des démêlés d'Urbain Grandier avec l'Inquisition est restée fameuse, ne serait-ce qu'à cause du livre d'Aldous Huxley : "Les Diables de Loudun" et du film de Ken Russell : "Les Diables".
Le cas des Brigittines possédées de Lille est moins connu, mais tout aussi intéressant que son illustre modèle.
Ce couvent de Brigittines fut fondé en 1604 par Anne Dubois (1574-1618), avec l'aide de Nicolas de Montmorency, Comte d'Estaire et Prince de Robeck. Il ne faudra guère attendre plus de quatre ans pour que d'étranges événements se déroulent entre ses murs.

Manifestations surnaturelles

En l'an de grâce 1608, toute la communauté est bientôt en proie à d'atroces visions : "Ce fut d'abord des bruits sourds, des voix plaintives, des clameurs étranges qui se faisaient entendre la nuit. Elles semblaient retentir à l'extrémité des jardins, s'approcher par degrés jusque dans les dortoirs, et devenaient des hurlements épouvantables. Les religieuses, transies de peur, n'osaient plus rester seules dans leurs cellules".
Voix, clameurs, hurlements : les choses n'en restent pas là. Le mal progresse, et rien ne semble pouvoir lui faire obstacle. Les visions se multiplient : "Tantôt les apparitions ressemblaient à une religieuse sans tête, ou portant un masque hideux, tantôt à des jeunes gens emplumés, à des monstres affreux, à des fantômes obscènes. Il leur semblait voir des hommes gigantesques se promenant dans les corridors, armés de toutes pièces, frappant et gesticulant".
Cependant, mère Anne Dubois, abbesse du couvent, tient bon. Sa ferveur reste intacte et elle ordonne à toutes les Brigittines jeûnes et prières renouvelées. Mais rien n 'y fait. Lors des offices saints, les religieuses sont prises de convulsions, le visage ravagé et de leur bouche tordue par des grimaces grotesques s'échappent des cris inarticulés. Elles se roulent sur les dalles en grinçant des dents, le regard fou. Une fois, elles se précipitent même sur l'abbesse, et malgré ses cris et ses supplications déchirent avec ongles et dents une lettre qu'elle avait reçue. Toute la communauté semble frappée : horreur des confessions et des exercices saints. Certaines meurent de maladies étranges.


Relation de l'histoire
des Brigittines (1623)
 

Dessin d'un greffier de Lille
en marge du registre
des condamnations (1611)
Le « livre de grâce et de miséricorde »

Bien vite, la rumeur court dans Lille qu'il se passe des choses étranges au couvent des Brigittines. L'on murmure : la règle du couvent ne prône-t-elle pas un mysticisme dangereux pour des esprits faibles ? D'ailleurs, l'abbesse elle-même, cette fameuse Anne Dubois, n'a-t-elle pas rédigé un ouvrage qui excite la curiosité ? Qu'est-ce au juste que ce « Livre de grâce et de miséricorde » dont on parle tant ? Pour faire cesser ces sous-entendus, le Prince de Robeck, protecteur de l'abbesse, fait juger son livre par un comité d'ecclésiastiques. C'est une victoire pour tous deux car Anne Dubois est déclarée innocente.
Et puis les troubles continuent de plus belle. A la Pentecôte de 1612, Anne Dubois est renversée durant sa prière par des forcenées qui la piétinent. Elles poussent des cris inarticulés, le corps agité par d'impossibles contorsions. Et ces religieuses échevelées se mettent à danser sur les marches de l'autel pendant l'office.

D'atroces révélations

Les pauvres Brigittines sont ainsi poursuivies par des spectres et des monstres hideux, lors de nuits d'épouvante. Et un beau jour, l'une d'elles se dénonce : la plus pieuse et la plus respectée, Marie de Sains. Elle dit ainsi : "On est bien en peine de savoir la cause des troubles, ne cherchez pas plus longtemps, c'est moi qui ait tout fait". Elle, mais avec tout de même une complice : Simone Dourlet.
Toutes deux sont jetées dans les prisons de l'OfficiaI de Tournai. Simone est relachée au bout d'un an, en raison de sa jeunesse, mais grâce surtout à l'intervention de sa famille qui est influente. La détention de Marie de Sains risque de devenir irrégulière par sa longueur. C'est pourquoi l'OfficiaI passe sans tarder à l'action et décide d'exorciser la religieuse.
L'exorcisme a lieu le 12 mai 1613. L'exorciste, c'est le père Sébastien Michaelis, Grand Inquisiteur au Comtat venaissin. Il est assisté par le père Dooms. La possédée avoue "tout ce que l'imagination la plus dévergondée peut enfanter de crimes et de turpitudes". Elle a été initiée par sa gouvernante, qui était magicienne. Le Démon l'a faite Princesse des magiciennes. Pour ses maléfices, elle se sert de poudres grises ou noires fabriquées par le Démon. C'est elle qui a incité les religieuses à la luxure avec des filtres confectionnés avec des cendres de bouc. C'est elle encore qui a rendu les religieuses muettes pendant la confession, et qui est l'auteur des étranges maladies mortelles qui ont frappé les Brigittines.
Elle explique que : "Tous les maléfices n'étaient pas d'une même étoffe, certains se faisaient de poudres, autres des ossements des morts, autres de chair de petits enfants, autres de poison qu'on prend sur des animaux venimeux, autres des infections d'un corps mort".

 
Sabbat et cannibalisme

Elle prétend avoir égorgé des enfants, puis leur avoir ouvert le corps pour leur dévorer le coeur. Mais avant de les tuer, elle les torture : elle arrache les cheveux, perce les tempes avec de longues aiguilles. Elle brûle, elle pend... "J'en ai déchiqueté menu, à d'autres je leur ai écrasé le cerveau contre un mur, d'autres, je les ai écorchés".
Tout cela sur l'ordre de Lucifer en personne, qui lui demandait également de se rendre régulièrement au Sabbat, avec son cortège d'orgies et de danses blasphématoires. Là, elle avait des rapports charnels avec Belzebuth, Astaroth, Lucifer.
Le père Michaelis pense qu'il n'y a pas de sorcière sans marque. En effet, les Inquisiteurs ont coutume de rechercher la marque que le Démon appose sur le corps de ses suppôts : marque qui a la particularité de ne pas saigner. C'est pourquoi l'on examine Marie de Sains le 9 juin 1613. La commission est composée de l'Official, de trois médecins, et d'un notaire. On trouve bien quelque chose que l'on pourrait qualifier de "marque", seulement elle saigne !
Il faut peut-être voir là les raisons de la relative "indulgence" de l'exorciste. Marie de Sains échappe au bûcher. Elle est jetée à la prison de Vilvoorde, dans le Brabant, où elle mourra en 1630.
Quant à Simone Dourlet, la rumeur consécutive à toute cette affaire était si grande qu'on la rechercha pour lui faire subir toutes sortes de supplices. Le sixième jour, elle s'effondra et confessa "avoir humecté la Sainte Hostie de ses lèvres et avoir étouffé des enfants". On se perd en conjectures sur ce que fut le sort de Simone Dourlet.
Ainsi s'achève l'affaire des Brigittines diaboliques de Lille. Quelle est la part du réel et de la mythomanie dans les propos des deux religieuses, Marie de Sains et Simone Dourlet ? Dans son mémoire de maîtrise : "La sorcellerie en Flandre gallicane", Michèle Protin évoque la théorie psychanalytique du refoulement : "Sans doute, et ceci est valable pour toute la sorcellerie mais bien plus évident dans cette affaire, peut-on aller jusqu'à employer le terme freudien de « refoulement » . . . La présence de « jeunes gens emplumés » , et qui plus est de « fantômes obscènes », ces « hommes » qu'elles imaginaient « gigantesques » parce que l'obsession les habitait, sont autant d'indices de leur déséquilibre".
Michèle Protin se demande par ailleurs si les empoisonnements dont s'accuse Marie de Sains sont bien réels. Il semble en tout cas qu'elle avait une certaine connaissance de la sorcellerie, car elle avait lu beaucoup d'ouvrages de magie.

Manuel DEKASTRE - Article cité dans son intégralité et paru dans Plein-Nord n°115, septembre 1985

Départ pour le sabbat
 

Possession diabolique à Lille au XVIIè siècle

[…] Le procès de plusieurs religieuses Brigittines troubla la ville de Lille au début du XVIIè siècle, et ébranla à retardement l'imagination des chroniqueurs. Quand les Romantiques eurent remis Satan sur le pavoi, Arthur Dinaux publiait dans ses Archives Historiques, en 1829, une version des faits qui tient plus du conte fantastique à la Nodier que de l'exigence critique.
Le monastère des Brigittines, appelé aussi Notre-Dame de la Miséricorde, fut l'oeuvre d'une femme remarquable : Anne Dubois, dont le tempérament mystique la rapprochait d'autres religieuses de son temps, telles, Marie d'Agréda (1602-1665). Madame Acarie (1565-1618). Et comment ne pas citer cette pieuse laïque, Marie des Vallées (1590-1655) favorisée de visions et qui pour racheter les âmes, alla jusqu'à demander à Dieu …la possession diabolique !
On a prêté à l'abbesse une enfance et une adolescence déjà marquées par le ciel. Elle serait née durant un voyage de ses parents à Bruxelles. Son père était greffier auprès de la Chambre des Comptes de Lille. Sa mère, Marie de Richemont, surprise par un accouchement prématuré, aurait dû coucher la petite Anne sur une litière de paille, le 22 décembre 1574, à trois jours de Noël ! Etait-ce présage de sainteté ou d'une vocation extraordinaire? Bientôt la maman, malade, ne peut nourrir son enfant. On trouve une nourrice. Anne la refuse avec vigueur. Les parents découvrent que la dite nourrice était de moeurs mauvaises. Une autre nourrice est acceptée sans difficultés. Le légendaire chrétien ne manque pas d'épisodes similaires.
La renommée montre une adolescente simple, mortifiée, A quinze ans, dans l'église Saint-Etienne qui se trouvait alors sur le côté de la Grand-Place en prière devant un Crucifix, elle entend une voix intérieure : "tu n'auras pas autre époux que celui-là". Résonance de quelque lecture hagiographique, ou forme que prend l'appel de Dieu ? Anne porte désormais un anneau dont le chaton est orné d'une croix. Elle compose des prières et soumet sa conscience à la direction d'un jésuite, le P. Philippe Frémault. Finalement, elle entre chez les Brigittines de Termonde, dont elle devient rapidement l'abbesse, avec dispense d'âge. Très vite, elle entreprend de réaliser un projet déjà ancien: fonder un couvent de l'ordre à Lille, où résident ses parents.
Les débuts sont difficiles : elle loge avec quelques soeurs chez un bourgeois, Balthazar Rauters. La protection de Nicolas de Montmorency lui obtient de l'Archiduc Albert la permission de s'installer dans une partie inoccupée du Palais Rihour. L'existence y est précaire. Les soeurs filent pour assurer un maigre ordinaire. Le rayonnement spirituel de la petite communauté fut rapidement tel que les Lillois admirèrent la pauvreté des religieuses. Les dons affluèrent, en particulier 26 000 florins de Nicolas de la Porte dont la fille succèdera comme abbesse à Anne Dubois.
Anne peut construire son monastère à l'angle de la rue des Malades (actuelle rue de Paris) et de la rue du Ban de Wedde (rue Gustave Delory). La prise de possession a lieu le 23 juillet 1605. Des postulantes se présentent, filles de bonne bourgeoisie. Dès 1606, Anne peut décider de nouvelles constructions rue du Ban de Wedde, et poser la première pierre de l'église le 10 août. La consécration aura lieu en 1611. Anne surveille les travaux, dirige sa communauté et compose des ouvrages mystiques : Le Livre de grâce et de Miséricorde, Le Manifeste du Ciel. On parle d'extases de l'abbesse.
 

L'écartèlement




Subitement en 1608 apparaissent les premiers symptômes étranges qui vont bouleverser la communauté. Certaines religieuses disent croiser des spectres, des monstres, ou des "jeunes gens emplumés, des silhouettes obscènes". Le bâtiment résonne des bruits anormaux. Les soeurs ressentent de folles terreurs, agitées de convulsions, Des maladies inconnues conduisent de jeunes religieuses au tombeau. Chacun sait que Thérèse de Lisieux est morte à vingt-quatre ans sans être suspecte évidemment de possession., certaines religieuses refusent la prière et les sacrements. Dans la ville, on pense qu'Anne est folle, sorcière, magicienne. N'a-t-elle pas dérangé l'esprit de ses filles par un discours mystique exacerbé ? Son livre est soumis à l'évêque de Tournai qui n'y trouve rien à condamner.
Un autre livre comblait les lecteurs lillois: la Relation des exorcismes pratiqués à Aix par le père Domptius (un dominicain originaire d'Anvers et prieur du couvent de Lille) et le père Sébastien Michaelis (un provençal). Tous deux avaient enquêté sur une affaire semblable dans un couvent d'Ursulines d'Aix. Ils venaient d'obtenir le bûcher pour le curé Gaufridi, accusé d'avoir semé le trouble dans le couvent. Les théologiens de l'Université de Louvain déclarèrent le livre "pernicieux et comme tel devoir être défendu". L'évêque de Tournai prescrivit de remettre les exemplaires et interdit la lecture. Son mandement visait principalement la ville de Lille. Le livre était-il déjà parvenu jusqu'aux religieuses ? L'interdiction ne vint qu'en 1614. Si l'Eglise pensait devoir combattre vigoureusement le diable, elle ne favorisait pas la fabulation à son égard.
En 1612, les désordres s'amplifièrent: l'abbesse est renversée par des religieuses; certaines montent sur l'autel et y dansent ! le démon est évidemment là-dessous. Aujourd'hui, on cherche d'autres explications. Un chroniqueur, vers les années cinquante, qui avait musé parmi les ultimes restes du couvent, au Passage des Brigittines, pris par l'aspect un peu irréel des lieux, y découvre la source d'inquiétants phantasmes, les secrets du silence et les mystérieux appels des fantômes ! C'est oublier qu'en 1612 le monastère était neuf, les briques roses, la pierre blanche. Rien là qui incite l'imagination au vagabondage. Curieusement, la même année, des miracles se produisaient à l'occasion du transfert des reliques d'un saint Victor dans l'église des jésuites, reconstruite après son incendie, l'actuel Saint-Etienne. L'opinion lilloise alors bien sensible au surnaturel, divin ou diabolique.
En 1613, certaines religieuses se déclarèrent possédées : Marie de Sains, Simone Dourlet et quelques autres. L'évêque de Tournai enquêta. Marie de Sains avait certainement lu la relation d'Aix. Elle déclara avoir rencontré le curé Gaufridi au sabbat et celui-ci l'aurait engrossée. L'affaire devenait du ressort de l'Inquisition. Le 12 mai, les exorcismes commençaient, dirigés par … les pères Domptius et Michaelis, et durèrent jusqu'en 1617. L'abbesse prescrivit en même temps trois semaines de jeûne pour obtenir la réussite des exorcismes. L'agitation de la communauté redoublait d'autant.
Marie de Sains, religieuse connue pour ses vertus. se déclare responsable de tout. Simone Dourlet, une novice sans doute fourvoyée dans la vie religieuse, se dit sa complice. Les deux femmes sont traduites devant l'officialité de Tournai et enfermées dans la prison épiscopale. Simone se vit ôter l'habit religieux et fut renvoyée. Retirée à Valenciennes, elle épouse un étudiant qui révèle le mariage à sa tante, religieuse au couvent de l'Abiette de Lille. Celle-ci avertit le Père Domptius qui fait arrêter à nouveau Simone. Grâce à sa famille, elle est relâchée, et non pas condamnée au bûcher, comme l'écrit Dinaux. Elle disparut dans l'anonymat.

 

Le sort de Marie est assez différent. Il est inutile de rappeler dans le détail toutes ses déclarations : on y trouverait les mêmes pauvretés et les mêmes horreurs que dans les aveux d'autres sorcières : assistance au sabbat, pacte avec le diable, commerce charnel avec lui, crimes, maléfices, diableries d'ailleurs souvent impossibles. Elle n'a jamais quitté son couvent, vivant sous le regard de ses soeurs et de son abbesse à qui rien n'échappe. Où, quand et comment aurait-elle mis à mort des centaines d'enfants ? "J'en ai rôti, noyé, bouilli, autres ai-je donnés au loup et au lion". Comment aurait-elle caché sa grossesse et accouchement ? Avait-elle déjà sombré dans la folie, ou lui faisait-on dire ce qu'on voulait qu'elle dise ? Les deux bons pères avaient fait leur instruction à Aix. Ils nous donnent la teneur du pacte de Marie avec Satan : "Moi, Marie de Sains, promets à toi, Belzébuth, que je vous servirai toute ma vie ; je vous donne mon âme, toutes les facultés de son âme, tous les sens de mon corps, toutes mes oeuvres, tous mes désirs et soupirs, toutes les affections de mon coeur, toutes mes oraisons et toutes mes pensées. Je vous donne toutes les parties de mon corps, toutes les gouttes de mon sang , tous mes nerfs, tous mes os et toutes mes veines et tout ce qui est dans mon corps, et ce que Créature peut vous offrir. Je vous donne ma vie pour votre service, voir même si j'avais mille vies, je vous dévouerais toutes de tout mon coeur , parce que vous le méritez et que vous voulez que je vous aime. Aussi, je renouvelle et ratifie toutes les promesses que je vous ai faites et promets que toujours je persévèrerai en votre service, pour recevoir vos commandements et les accomplirai de toute ma volonté; en conséquence de quoi j'ai écrit et signé le présent de mon propre sang."
Le texte reprend inversées certaines oeuvres mystiques du XVIème siècle qui disent l'offrande de tout soi-même à Dieu. Marie déclare également avoir eu des apparitions de Notre Seigneur et de la Vierge Marie, qu' elle a traités ignoblement. Pour elle, tout le mal vient de sa nourrice: sorcière, elle lui avait enseigné ses maléfices.
Marie de Sains finit ses jours en prison, ayant perdu la raison. Anne Dubois mourut en 1618 ayant rétabli la paix dans son monastère. Les Lillois, versatiles, célébrèrent ses funérailles comme un triomphe, admirant en elle une sainte!
En 1623, paraît à Paris L'Histoire véritable et mémorable de trois possédées et de quelques autres complices de magie, en territoire belge. Les exemplaires connus sont rares. Le couvent mena désormais une vie paisible jusqu'en 1795 où il fut vendu et en grande partie détruit, Un passage a longtemps conduit à la Cour des Brigittines, au 58 de la rue Gustave Delory. Il ne reste aujourd'hui que quelques maisons contemporaines du monastère. […]

Guy FLIPO - Extrait d'un article paru dans Plein-Nord n°199, janvier 1994

Plan de Lille (XVIIIè)
montrant l'emplacement du couvent
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